mardi 29 mars 2011

De grands châteaux de Bordeaux produisent un second vin et un 3e?

Comme vous le savez probablement dans l’industrie française du vin il existe une règlementation assez rigoureuse. Le système de classification d’appellation d’origine contrôlée (AOC) encadre la protection d'un produit lié à son origine géographique, en plus de garantir l'origine d’un produit issu d'un terroir et d'un savoir-faire particulier.

Une mise en contexte avec l’histoire :
De plus il existe dans le bordelais un système de classification officielle des vins du Médoc datant de 1855 et représente la référence établie à l'époque sur la demande de l'empereur Napoléon III pour l'exposition universelle de Paris de 1855.

Les négociants de l'industrie vinicole établirent à ce moment un classement en fonction de la réputation des châteaux et le prix de leur production sur une trentaine d'années, qui à l'époque était directement en relation avec la qualité. Les vins furent classés en importance du premier au cinquième cru. *

Ce classement et les 88 châteaux (61 rouges et 27 blancs) qui en font partie font l’objet de grandes discussions.  Cette classification n'a subi qu'une modification importante : par arrêté du 21 juin 1973, le Château Mouton-Rothschild a été promu au rang de premier cru. Par la même occasion, les premiers crus ont été classés par ordre alphabétique. **


Arriva le Second vin
Depuis quelques années, on assiste à l’arrivée de noms étrangement similaires à quelques grands noms du Bordelais.  Ce n’est pas un hasard car les plus grands châteaux proposent de plus en plus des vins que l’on identifie comme étant un second vin.

En fait,  les meilleures vignes, les mieux exposées et les plus anciennes permettent d'élaborer les Grands vins.  Il faut préciser que les châteaux se doivent  d'arracher une certaine quantité de vignes plus anciennes,  et les remplacer par des vignes plus jeunes.

Une jeune vigne n'offre pas la même qualité qu'une vigne ancienne, mais en vieillissant
ces vignes produiront à  leur tour des vignes anciennes qui donneront également  les raisins du Grand Vin. Donc vous aurez devinez que l’on produit souvent le second vin d’un grand château à partir des jeunes vignes.  Il faut dire que le vin profite du savoir-faire du Château, des fûts de chêne, des méthodes d'élevage et la mise en bouteille. ***

En provenant quand même des bonnes parcelles des plus grands châteaux, le second vin est souvent plus accessible que le grand frère.  Il coûte parfois  de trois à quatre fois moins cher que la grande bouteille.  
Dans le jargon du métier, on déclasse le vin. D’ailleurs le déclassement des grands crus est devenu tellement populaire,  à un point qu’un vin n’étant pas digne du standard d’un grand château pour faire un second vin, devient un simple vin générique.  Attention car il arrive aussi d’ailleurs que certains châteaux, en période de vente plus difficiles, n'hésitent pas à déclasser en seconds vins leurs grandes bouteilles.


Un troisième vin chez le Château Margaux
Dans un article publié sur le site Internet du prestigieux magazine Decanter, il est même indiqué que le Château Margaux, possédant un second vin appelé Pavillon Rouge, est sur le point de lancer un 3e vin.  Basé sur l’exceptionnelle  qualité du millésime 2009, même après avoir été très méticuleux dans le choix des raisins du Pavillon Rouge, on a décidé que c’était approprié de créer un 3e vin du domaine.  

Jusqu’à présent lorsque la qualité n’était pas assez bonne pour le Pavillon Rouge, on déclassait celui-ci pour l’utiliser dans la conception générique d’un AOC Margaux d’un marchant de vin.  Bien que le nom de ce vin n’ait pas encore été dévoilé, le directeur du Château Margaux Paul Pontallier a confié au Decanter que ce sera un nom simple et significatif.  Si l’expérience en sera une première pour le Château Margaux avec son 2009, il se pourrait en effet que le 3e vin soit aussi disponible dans le millésime 2010  également à cause de la qualité de ce millésime dans le bordelais.

Ce n’est pas la première fois qu’on a droit à un troisième vin à Bordeaux car le Château Latour ayant créé la mode des seconds vins avec ses vendanges de 1966 avec son vin Les Forts de Latour a aussi produit un 3e vin nommé Pauillac de Château Latour en 1973.  Toutefois ce n’est qu’à partir de 1990 que le château a embouteillé ce vin sur une base annuelle.


 Voici d’ailleurs quelques noms de ces vins prestigieux de Bordeaux ayant un second vin ainsi que le nom donné à ce second vin**** :
 Premier vin                                       Second vin
Château Latour                                   Les Forts de Latour
Château Margaux                               Pavillon Rouge de Château Margaux
Château Mouton-Rothschild               Le Petit Mouton de Mouton Rothschild
Château Lascombes                           Chevalier de Lascombes
Château Brane-Cantenac                    Baron de Brane
Château Pichon Longueville Baron      Les Tourelles de Longueville

Château Ducru-Beaucaillou                 La Croix de Beaucaillou
Château Cos d'Estournel                     Les Pagodes de Cos
Château Montrose                              La Dame de Montrose

Château Malescot St. Exupéry           La Dame de Malescot
Château Beychevelle                         Amiral de Beychevelle
Château Ausone                               Chapelle d'Ausone
Château Cheval Blanc                       Le Petit Cheval

Sources :
*        Article Classification officielle des vins de Bordeaux de 1855 sur Wikipédia
**      Article Vignoble Bordeaux sur Wikipédia
***    Article d’Emmanuel Delmas sur  www.sommelier-vins.com
****  Article Second wine sur Wikipédia

De grands châteaux de Bordeaux produisent un second vin et un 3e?

Comme vous le savez probablement dans l’industrie française du vin il existe une règlementation assez rigoureuse. Le système de classification d’appellation d’origine contrôlée (AOC) encadre la protection d'un produit lié à son origine géographique, en plus de garantir l'origine d’un produit issu d'un terroir et d'un savoir-faire particulier.

Une mise en contexte avec l’histoire :
De plus il existe dans le bordelais un système de classification officielle des vins du Médoc datant de 1855 et représente la référence établie à l'époque sur la demande de l'empereur Napoléon III pour l'exposition universelle de Paris de 1855.

Les négociants de l'industrie vinicole établirent à ce moment un classement en fonction de la réputation des châteaux et le prix de leur production sur une trentaine d'années, qui à l'époque était directement en relation avec la qualité. Les vins furent classés en importance du premier au cinquième cru. *

Ce classement et les 88 châteaux (61 rouges et 27 blancs) qui en font partie font l’objet de grandes discussions.  Cette classification n'a subi qu'une modification importante : par arrêté du 21 juin 1973, le Château Mouton-Rothschild a été promu au rang de premier cru. Par la même occasion, les premiers crus ont été classés par ordre alphabétique. **


Arriva le Second vin
Depuis quelques années, on assiste à l’arrivée de noms étrangement similaires à quelques grands noms du Bordelais.  Ce n’est pas le fruit du hasard car les plus grands châteaux proposent de plus en plus des vins que l’on identifie comme étant un second vin.

En fait,  les meilleures vignes, les mieux exposées et les plus anciennes permettent d'élaborer les Grands vins.  Il faut préciser que les châteaux se doivent  d'arracher une certaine quantité de vignes plus anciennes,  et les remplacer par des vignes plus jeunes.

Une jeune vigne n'offre pas la même qualité qu'une vigne ancienne, mais en vieillissant
ces vignes produiront à  leur tour des vignes anciennes qui donneront également  les raisins du Grand Vin. Donc vous aurez devinez que l’on produit souvent le second vin d’un grand château à partir des jeunes vignes.  Il faut dire que le vin profite du savoir-faire du Château, des fûts de chêne, des méthodes d'élevage et la mise en bouteille. ***

En provenant quand même des bonnes parcelles des plus grands châteaux, le second vin est souvent plus accessible que le grand frère.  Il coûte parfois  de trois à quatre fois moins cher que la grande bouteille.  
Dans le jargon du métier, on déclasse le vin. D’ailleurs le déclassement des grands crus est devenu tellement populaire,  à un point qu’un vin n’étant pas digne du standard d’un grand château pour faire un second vin, devient un simple vin générique.  Attention car il arrive aussi d’ailleurs que certains châteaux, en période de vente plus difficiles, n'hésitent pas à déclasser en seconds vins leurs grandes bouteilles.


Un troisième vin chez le Château Margaux
Dans un article publié sur le site Internet du prestigieux magazine Decanter, il est même indiqué que le Château Margaux, possédant un second vin appelé Pavillon Rouge, est sur le point de lancer un 3e vin.  Basé sur l’exceptionnelle  qualité du millésime 2009, même après avoir été très méticuleux dans le choix des raisins du Pavillon Rouge, on a décidé que c’était approprié de créer un 3e vin du domaine.  

Jusqu’à présent lorsque la qualité n’était pas assez bonne pour le Pavillon Rouge, on déclassait celui-ci pour l’utiliser dans la conception générique d’un AOC Margaux d’un marchant de vin.  Bien que le nom de ce vin n’ait pas encore été dévoilé, le directeur du Château Margaux Paul Pontallier a confié au Decanter que ce sera un nom simple et significatif.  Si l’expérience en sera une première pour le Château Margaux avec son 2009, il se pourrait en effet que le 3e vin soit aussi disponible dans le millésime 2010  également à cause de la qualité de ce millésime dans le bordelais.

Ce n’est pas la première fois qu’on a droit à un troisième vin à Bordeaux car le Château Latour ayant créé la mode des seconds vins avec ses vendanges de 1966 avec son vin Les Forts de Latour a aussi produit un 3e vin nommé Pauillac de Château Latour en 1973.  Toutefois ce n’est qu’à partir de 1990 que le château a embouteillé ce vin sur une base annuelle.


 Voici d’ailleurs quelques noms de ces vins prestigieux de Bordeaux ayant un second vin ainsi que le nom donné à ce second vin**** :
 Premier vin                                       Second vin
Château Latour                                   Les Forts de Latour
Château Margaux                               Pavillon Rouge de Château Margaux
Château Mouton-Rothschild               Le Petit Mouton de Mouton Rothschild
Château Lascombes                           Chevalier de Lascombes
Château Brane-Cantenac                    Baron de Brane
Château Pichon Longueville Baron      Les Tourelles de Longueville

Château Ducru-Beaucaillou                 La Croix de Beaucaillou
Château Cos d'Estournel                     Les Pagodes de Cos
Château Montrose                              La Dame de Montrose

Château Malescot St. Exupéry           La Dame de Malescot
Château Beychevelle                         Amiral de Beychevelle
Château Ausone                               Chapelle d'Ausone
Château Cheval Blanc                       Le Petit Cheval

Sources :
*        Article Classification officielle des vins de Bordeaux de 1855 sur Wikipédia
**      Article Vignoble Bordeaux sur Wikipédia
***    Article d’Emmanuel Delmas sur  www.sommelier-vins.com
****  Article Second wine sur Wikipédia

jeudi 17 mars 2011

La Saint-Patrick ça se fête avec de la bière

Aujourd’hui, à l’occasion de la Saint-Patrick, je délaisse le vin un peu dans le but de vous faire connaître le pays de mes ancêtres, l’Irlande. En fait, la Saint Patrick est une fête en l’honneur d’un saint catholique qui est devenu le patron et la Fête nationale des irlandais. De son vrai nom Maewyn Succat, Saint Patrick est considéré comme l'évangélisateur de l'Irlande et comme le fondateur du christianisme irlandais.


Célébrée par les Irlandais du monde entier, expatriés ou descendants, il faut dire que la popularité de cette fête s'étend aujourd'hui vers les non-Irlandais qui participent aux festivités et se réclament « Irlandais pour un jour ». En ce 17 mars ce sera donc l’occasion de se vêtir de vert et festoyer au nom de l’Irlande avec des bières et stout d’Irlande, comme la Murphys, Smithwicks, Harp ou Guinness. Les plus audacieux pourront aussi se tourner vers des whiskeys ou des cafés irlandais (Irish coffee). Chez Alcool Nouveau-Brunswick on retrouve quelques bières de l’Irlande seulement. On retrouve de la Guiness qui est nommée en l’honneur de Sir Arthur Guinness qui en 1759 reprend une brasserie à à Dublin. Au lieu de produire une ale comme c’était l’habitude à l’époque, Guiness adapte la recette d’une bière brune produite à Londres soit la Porter afin de produire sa propre recette. Le succès est immédiat et à partir de 1769, la Guinness est alors exportée. Aujourd’hui, plus de 10 millions de pintes (20 onces ou environ 0,6 litres) de Guinness font l’objet d’une consommation quotidienne dans le monde !

La Stout est une bière brune à haute fermentation. C’est une bière de bonne densité et offrant une belle longueur en bouche. C’est de loin le type de bière le plus consommé en Irlande. Au Nouveau-Brunswick, on a aussi quelques bières de micro brasserie qui s’inspire de la Stout irlandaise. C’est le cas de la compagnie Picaroons Brewing Company qui a pignon sur rue à Fredericton depuis 1995 et qui produit la Timber Hog.

D’après le classement de Kirin Institute of Food and Lifestyle, l’Irlande vient au 2e rang des pays qui consomment le plus de bière par habitant avec 114,7 litres par habitant soit un peu plus que les 109,1 litres de l’Allemagne, mais aussi loin du 1er rang occupé par la République Tchèque avec ses 142,3 litres par habitant. Pour une 17e année consécutive, les tchèques occupent la tête de ce palmarès. Le Canada avec ses 69,9 litres est au 24e échelon, en hausse d’une position comparativement à 2008.

L’Irlande est une île de près de 70000 km2 en superficie et de plus de 4,4 millions d’habitants. La population irlandaise était de 6 millions d’habitants en 1841, mais à cause d’une émigration massive vers l’Amérique et par les conséquences de la terrible famine qui a sévit en Irlande entre 1846 et 1848, la baisse fût importante. Un total de 36 millions d’Américains (soit 12 % de la population totale) se déclare aujourd’hui d’origine irlandaise. C’est d’ailleurs la ville de New York qui abrite la plus grande parade pour la Saint-Patrick, avec plus de deux millions de spectateurs sur la 5th Avenue.

Au Canada l’arrivée massive d’immigrant irlandais n’a pas échappé à notre histoire. En 1871, les Irlandais représentaient un tiers de la population du Nouveau-Brunswick et aujourd’hui plusieurs familles de descendance irlandaises parlent le français et vivent en Acadie. Les Smith, Walsh, McLaughlin, Martin, McGrath, Casey, Kenny et Ward en sont quelques exemples.

Mon affection pour l’Irlande se traduit aussi par mes goûts musicaux. D’ailleurs avec la venue du groupe U2 le 30 juillet prochain au Nouveau-Brunswick, je ne pourrais m’empêcher de festoyer au nom de l’Irlande. Donc, si je n’ai pas l’occasion de faire la virée des pubs en ce 17 mars et boire ma pinte de bière irlandaise, j’aurais quand même l’occasion de démontrer ma fierté envers l’Irlande en juillet prochain à Magnetic Hill à Moncton!

mercredi 16 mars 2011

Le vin de Bordeaux au cœur des pépities d’une bande dessinée française

Le monde du vin a des racines bien ancrées en France.  Que ce soit dans leur quotidien, les français consomment du vin et leur choix est aussi orienté vers les produits de la patrie.   Vous serez peut être étonné d’apprendre qu’une bande dessinée  vient de voir le jour en librairie le 2 mars dernier et qui s’intitule Château Bordeaux.   Signée Corbeyran et Espé, cette nouvelle série est ni plus ni moins une grande histoire familiale en plein cœur du Médoc.  Le premier volume intitulé « Le Domaine » est signé en préface par nul autre que l’illustre œnologue et conseiller en vinification, Michel Rolland, une figure bien connue dans le monde du vin sur la scène internationale.

Ce n’est pas la première fois qu’une BD exploite le thème du  monde des vins  français puisque  la BD « Les Gouttes de Dieu » avaient déjà fait de cette industrie la trame de fond de ses récits.   Publié par les éditions Glénat, « Château Bordeaux » est destiné à séduire les amateurs de vins, connaisseurs et néophytes.

Quant au scénario du premier volume, signé par Corbeyran, son intrigue prend forme tragiquement alors que la belle Alexandra Baudricourt revient au domaine familial situé au cœur du Médoc, afin d’assister à l’enterrement de son père.  Alexandra et ses deux frères héritent de la propriété. Criblé de dettes le Domaine est a de la difficulté à s’en sortir car le vin se vend mal. Les deux frères d’Alexandra veulent vendre la propriété à des intérêts japonais. Alexandra s’y oppose et s’entête à vouloir reprendre en main le vignoble paternel.

Ce premier volume de 56 pages est illustré par l’Espé et se vendait autour de 13, 50 euros, l’équivalent de 18.50$,  le prix d’une bouteille de Bordeaux bon marché chez nous.  

vendredi 11 mars 2011

Château Margaux; Prooftag pour contrer la fraude

Les malfaiteurs ne se contentent pas seulement de faire circuler de faux billets de banques, des imitations de Rolex ou de faux tableaux.  De nos jours même l’industrie du vin est frappée par des gens sans scrupule qui n’hésite pas à introduire une bouteille d’un Grand Cru et d’une grande valeur pour substituer le contenu par un vin bon marché en faisant croire qu’il s’agit d’un grand vin d’exception.   Que ce soit un 6 litres de Cheval Blanc 1947 vendu à près de 300 000 dollars ou d’un Impérial de Pétrus 1961 vendu à gros prix, les arnaqueurs s’en donnent à cœur joie en s’appropriant facilement les dollars, en profitant d'une duperie auprès d’acheteurs fortunés.  

Il se rappeler que le collectionneur de bouteilles William Koch avait déposé une plainte en justice l’an dernier, estimant avoir été floué dans une vente de vins rares chez Christie's. Le milliardaire avait alors déposé une poursuite devant un tribunal de New York, jugeant que l'organisateur d'enchères n'avait pas été attentif en proposant des bouteilles de Bordeaux falsifiées dans les années 1980.

Il y a toutefois une lueur d’espoir pour les collectionneurs et acheteurs comme en témoigne un récent article dans le magazine britannique spécialisé dans le monde des vins, soit le Decanter.  En effet, pour combattre la fraude, le fameux Château Margaux a décidé de prendre les grands moyens pour protéger ses bouteilles de la fraude et conserver la confiance des acheteur de ce 1er cru classé de Bordeaux.  Ayant eu la chance de déguster ce vin à quelques reprises dans des millésimes comme le 1989 et 1997,  il est certainement rassurant pour l’acheteur  qui a déboursé des centaines de dollars de savoir que ce qui se trouve dans la bouteille est authentique. 

Le Château Margaux utilise le système Prooftag qui est un sceau de protection qui est fixé sur la bouteille et qui s’étend sur la bouteille en allant vers la capsule métallique de protection du bouchon.   Ce sceau de protection est numéroté avec une séquence unique et dont la validité pourra être validée à partir du site Internet du Château Margaux.

Lorsque la bouteille est ouverte le sceau est automatiquement brisé et non réutilisable.  Le directeur du Château Margaux Paul Pontallier a confié au Decanter que le domaine tente ainsi de s’assurer que l’authenticité des bouteilles puisse survivre au-delà d’une trentaine d’années. 

Ce système sera  appliqué à la production du 2009 et 2010 du premier cru du Château,  ainsi qu’aux autres vins du domaine comme le Pavillon Rouge qui est le second vin du Château Margaux et au Pavillon Blanc.  Les millésimes à venir ainsi que les plus vieux millésimes qui seront vendus à partir de la propriété seront aussi doté du système Prooftag.  

Ce n’est d’ailleurs pas la seule mesure antifraude utilisée par le Château Margaux pour protéger l’identité de ses bouteilles.  On procède aussi à la gravure au laser des bouteilles, l’utilisation de moule spécifique aux bouteilles de différents millésimes, une numérotation individuelle des codes barres des bouteilles et des caisses de vins.  De plus on utilise de l’encre spéciale sur les étiquettes et les encolures métalliques des bouteilles comme le rapporte le Decanter.

mercredi 2 mars 2011

Choisir les bons millésimes

Vous êtes depuis peu propriétaire d’un nouveau réfrigérateur pour entreposer votre vin  dans le but de faire vieillir vos meilleures bouteilles ou encore vous avez décidé de faire construire une nouvelle cave à vin dans votre maison.  L’aventure ne fait que débuter car encore faut-il trouver des vins qui auront un bon potentiel de garde.  Pour se faire il est important de reconnaître non-seulement les bonnes régions dont les vins ont des propriétés de conservation, mais aussi d’identifier les bonnes années.

C’est pourquoi il est important de se référer à certains indicateurs qui sont validés par des connaisseurs.  Un tableau des millésimes par région est un outil indispensable pour quiconque souhaite faire vieillir des vins et en profiter à son apogée. 

Ainsi vous avez probablement entendu parler de l’anticipation des amateurs de vins de Bordeaux alors que l’année 2009 est affublée de superlatifs à n’en plus finir tels que; millésime d’exception,  millésime spectaculaire et j’en passe.  L’équation est simple, si on ne récolte pas de bons raisins, on ne fait tout simplement  pas de bons vins.  C’est pourquoi plusieurs facteurs liés à la météo influencent grandement la qualité des vins provenant d’une région donnée.  Des journées chaudes associées à un automne froid, ou encore un été pluvieux avec une période automnale chaude,  peuvent produire des vins très différents.  

Ajoutons à cela l’expérience et la notoriété de certains producteurs quant aux soins de la vigne.  Par exemple, si l’année 2002 avait été très mauvaise pour les vins de Toscane et Piémont, il n’en demeure pas moins que certains producteurs comme la maison Antinori ont réussit à faire de bons vins comme le fameux Solaia (Annada Diversa) qui a obtenu une note de 87 points du Wine Spectator.  Pourtant dans le tableau des millésimes du Wine Spectator, la majorité des vins goûtés de Brunello et de Chianti ont obtenu une moyenne sous la barre des 80 points.  Dans le cas du Solaia, une note de 87 n’est pas le standard habituel pour ce vin qui ordinairement récolte 90 points et plus, dont un score de 97 à trois reprises entre 1997 et 2007.

La qualité des millésimes influence aussi une autre variable importante, soit le prix que vous aurez à payer pour vos bouteilles,  particulièrement pour les vins de Bordeaux.  C’est un facteur lié au jeu de l’offre et de la demande.  Plus le millésime est bon, plus forte devient la demande et les prix augmentent aussi grandement.   Ceux qui ont fait l’achat de vins de Bordeaux 1990, 1995, 2000 ou 2005 auront vite compris cette notion.
Par exemple pour un fameux Château Cheval Blanc, un grand vin de Saint-Émilion le Wine Spectator indique que le prix de mise en marché est de 650$ américain et la notation du vin est de 93.  Pourtant le même vin du millésime 2001 a décroché une note de 92 points du Wine Spectator mais son prix était de 215$ au moment de sa mise en marché.

Alors vous comprendrez qu’il n’est pas toujours facile de s’y retrouver et qu’il y a toujours des exceptions qui se démarquent des règles.  C’est donc important de bien s’informer avant d’acheter des bouteilles que l’on aime faire vieillir car la notion de prix n’est pas toujours justifiable.  Personnellement, je consulte des sites de référence comme le Decanter, le Wine Enthusiast, Robert Parker ou le Wine Spectator pour  orienter mes recherches et faire des achats appropriés.

Pour ma part, je prends soin de vérifier ces informations pour des régions qui offrent des vins rouges plus susceptible de bien vieillir comme  en Bordeaux avec ses appellations Margaux,  Pauillac et Saint-Émilion.  La Bourgogne et le Rhône produisent aussi de beaux vins de conservation chez nos cousins français.  En Italie, j’opte davantage pour des vins de Piémont comme le Barolo, ou encore pour des vins de Toscane comme le Brunello, le Chianti Classico ou les vins de d’appellation Bolgheri et Maremma.   Pour l’Argentine, je recherche les bons vins de Cabernet Sauvignon de Mendoza alors que pour l’Espagne je me tourne vers la Rioja ou Ribera del Duero.  En Californie,  je suis à l’affût des vins de Napa ou certaines appellations de Sonoma.   Enfin pour choisir de bonnes Shiraz je me tourne vers l’Australie et les régions de renoms telles Barossa et McLaren Vale.


Voici les millésimes récents à surveiller pour quelques régions de prédilections selon les notes attribuées par le Wine Spectator:
Bordeaux - Saint-Émilion
2006      89 points
2005      99 points
2003     94 points

Bourgogne - Côtes de Nuits
2006     91 points
2005    98 points
2003    93 points

Piémont - Italie
2005    94 points
2004    93 points
2001   95 points

Brunellodi Montalcino - Italie
2004   97 points
2001  98 points
1999  97 points


Chianti - Italie
2006  96 points
2003  91 points
2001  92 points
Rioja - Espagne
2006    88  points
2005    92 points
2004    93 points

Mendoza - Argentine
2007    88 points
2006    91 points
2003    91 points
2002   94 points

Californie -  Napa  (Cabernet)
2006   95 points
2005   92 points
2004   95 points

Barossa et McLaren Vale – Australie
2007   90 points
2005   96 points
2004  94 points


Selon cette échelle de points le Wine Spectator classe ses points de la façon suivante sur une échelle de 100 points.

95–100    Un classique
90–94      Excellent
85–89      Très bon
80–84      Bon
75–79      Médiocre
50 -74     Non-recommandé


Source : Wine spectator Online