mercredi 23 septembre 2009

Un cidre de glace à saveur d'Acadie au Québec

À Rougemont, l'hiver 2009 fut, pendant de nombreuses semaines, d'un froid extrême. Début janvier, les pommes, complètement givrées et remisées dans les minots au hangar, ressemblaient à s'y méprendre à de véritables petites banquises. Des banquises comme on en retrouve en Acadie sur les côtes de Le Goulet.

L'heure était venue de passer au pressage du précieux fruit pour en retirer le nectar. Après quelques semaines additionnelles à braver les intempéries de l'hiver à l'extérieur, ce nectar était fin prêt à entamer sa transformation. Comme le cocon d'une chenille qui devient papillon, il allait se multiplier et créer, à n'en pas douter, une multitude de petites banquises à Rougemont.

Comme par magie, les banquises de Rougemont ont conservé une couleur ambrée à l'image des fruits qui les avaient engendrés. Et tranquillement, leur teneur en alcool s'est mise à augmenter. Puis elles passèrent le printemps et l'été dans la fraîcheur de notre chai, pour finalement ressurgir à l'automne sous la forme du premier cidre de glace du Verger Girard Roussel.

Ainsi s'est complété un merveilleux cycle de mutation qui, pour le plus grand plaisir des papilles, se propose de combler vos plus grandes exigences en matière de cidre de glace. On ne peut en douter, car la Régie des alcools a attribué à Banquise une note de passage très élevée.

En cette première année de son existence, Banquise n'est produit qu'en quantité très limitée, c’est-à-dire 250 bouteilles. C'est pour cette raison que nous communiquons ce secret à nos meilleurs amis et clients afin que vous puissiez venir partager avec nous, la toute première cuvée d'une Banquise d'exception.

Faites part, lors de votre prochaine visite, de la réception de ce message et nous vous offrirons une dégustation de Banquise.

Nicole et Wilfred

N.B. - Le Verger Girard Roussel est ouvert en tout temps pour l'autocueillette jusqu'à la mi-octobre. Vous pouvez nous contacter au 450-816-0517 ou 514-212-6691.

jeudi 17 septembre 2009

Les Bordeaux 2005 : une gamme alléchante au Nouveau-Brunswick

Alcool NB a réussit à mettre la main sur quelques caisses de Bordeaux 2005. Pour ceux qui suivent l’actualité du vin, le millésime 2005 dans Bordeaux est qualifié comme étant une année d’exception. D’ailleurs à l’initiative du Festivin de Caraquet, un groupe de chanceux dont je faisais partie a eu l’occasion de déguster en primeur une douzaine de ces vins qui se retrouveront en quantité très limitée sur les tablettes de quelques magasins d’Alcool NB. En tout près de 24 produits seront disponible dans une première vague et une quantité de 18 vins de Bordeaux 2005 seront ensuite disponible à l’Expo Vin de Moncton en novembre prochain.

Lors de la dégustation animée par le sommelier d’Alcool Nouveau-Brunswick, Robert Noël, les participants présents ont eu la chance de goûter des vins dans une gamme de prix variant d’une trentaine de dollars à près de 100 dollars et ce pour 40 dollars pour cette soirée de pur bonheur. Des appellations prestigieuses comme Margaux, Pauillac, Saint-Émilion, Sauternes, Saint-Julien et Saint-Estèphe se sont succédé au grand plaisir des papilles gustatives des amateurs présent.

J’ai particulièrement craqué pour le Château du Tertre, un 5e Cru Classé de Margaux à 75 dollars. Les participants ont aussi eu un coup de cœur pour le Château Beauregard de Pomerol au même prix. Sur une note rapport qualité-prix j’ai apprécié le 2e vin du Château Talbot, soit le Connétable de Talbot, un délicieux Saint-Julien pour près de 40 dollars. Le fameux Sauternes Château Lafaurie Peyraguey qui est un 1er Cru Classé était du véritable bonbon. Les gens l’ont dégusté avec une joie épicurienne d’autant plus qu’il terminait la dégustation sur une bonne note…on pourra renouveler le plaisir moyennant 95 dollars pour une bouteille.

Enfin parmi les autres vins de la soirée le mythique Château de Fieuzal Blanc, un grand vin de Grave qui démontre la complexité d’un beau blanc au bouquet dominant de fruits jaunes, d’agrumes et florale. Gras en bouche, son opulence était séductrice. Le prix de 75 dollars n’est malheureusement pas à la portée de tous. Nous avons aussi eu droit à quelques vins plus abordables comme le fameux vin de Pierre Lurton avec son Château Marjosse à 29.99 et le Château Mayne Lalande à 32.99, un Cru Bourgeois Supérieur de Listrac. Pour ceux qui veulent laisser le temps faire son œuvre, le solide Château Faugères Grand Cru Saint-Émilion pour environ 70 dollars. Même constat pour le Château Duhart Milon de Pauillac, un 4e Cru Classé à 84.99$. Le Château Brown de Pessac-Léognan à 50 dollars et le Château Moulin-à-Vent Cru Bourgeois de Moulis à 29.99 étaient bons mais un peu dans l’ombre des autres vins.

Les quantités sont très limitées car Alcool NB possède en moyenne de 3 à 6 caisses de ces vins dans l’ensemble de seulement quelques points de vente de son réseau. Donc de 36 à 72 bouteilles pour satisfaire la demande, vous comprendrez qu’il vaut mieux contacter votre magasin préféré pour réserver ce qui vous intéresse. Avec des prix qui sont très bons en comparaison ce qui se fait ailleurs après avoir vérifié sur Internet, j’ai déjà hâte de découvrir la 2e vague de ces
Bordeaux 2005 pour garnir le cellier.

jeudi 10 septembre 2009

Les vignobles de l’Ontario sous les nuages noirs

L’industrie viticole de l’Ontario possède environ 106 vignobles produisant des vins de VQA, soit les vins reconnus pour leur haut niveau de qualité par la Vintners Quality Alliance. Toutefois un article signé par Gord Stimmell du Toronto Star affirme que les caprices de dame nature et l’économie au ralentit vont mettre en péril l’existence d’une trentaine d’entreprises. Pour avoir eu la chance de visiter l’Ontario et plus d’une vingtaine de vignobles en juin dernier, j’ai pu constater qu’il y avait de belles choses en développement. Toutefois l’industrie du vin canadienne rivalise avec des pays qui ont déjà beaucoup d’expérience comme la France, l’Italie et l’Espagne. Cependant il y a aussi des pays du nouveau monde qui possèdent une main d’œuvre à meilleur marché et le prix des terres agricoles est relativement raisonnable. L’article du Toronto Star pointe aussi les nouvelles politiques en matière de contrôle douanier entre le Canada et les États-Unis, ce qui semble aussi avoir réduit considérablement la présence des visiteurs américains. Je crois personnellement que la hausse de la valeur du dollar canadien est le facteur le plus évident.

D’autres part, il y a aussi la politique qui n’est pas toujours conséquente. Plus de 70% des entreprises viticoles de l’Ontario vendent 90% de leurs produits à la boutique de leur vignoble et non sur les tablettes de la LCBO. Le journaliste lance quelques raisins pourris sur les gouvernements ontarien et canadien dans cet article pour leurs actions dans certains dossiers.

Bref comme le laisse paraître ce texte orageux, les nuages semblent nombreux dans l’horizon de l’industrie viticole de l’Ontario. Il y a fort à parier que plusieurs petites entreprises vont disparaître au profit des plus gros joueurs. L’Ontario n’y échappera pas tout comme ce fût le cas en Californie, en France ou ailleurs. Les groupes comme Fosters et Constellation Wines peuvent se réjouir car ils pourront probablement conclure l’achat de plusieurs entreprises dans un avenir rapproché, en autant que les producteurs puissent tenir le coup d’ici là.

mardi 1 septembre 2009

Choisissez une occasion pour profiter de l’automne


La saison estivale tire à sa fin et rien ne sert de pleurer sur ses souvenirs d’été. Je suis de groupe pour qui l’automne se savoure avec beaucoup de plaisir. C’est pour moi la saison idéale pour faire de petites randonnées en forêt ou en montagne avec un bon petit pique-nique. Imaginez la satisfaction de partager un verre de vin au sommet du Mont-Carleton entre amis ou avec votre partenaire de vie. Un léger gouté de quelques bons fromages du Nouveau-Brunswick avec une bonne miche de pain et des terrines. Soyez écologique toutefois en prenant soin de ramener vos bouteilles vides à la maison et faites attention de ne pas trop consommer car la descente pourrait être brutale. Buvez aussi de l’eau en bonne quantité.

Parmi les autres activités qui peuvent devenir attrayantes à l’automne, il y a la cueillette des pommes. Chez nous au Nouveau-Brunswick, il y quelques bons endroits particulièrement dans le sud-est de la province avec la présence du Verger Bélliveau dans la région de Memramcook. Plusieurs variétés de pommes sont disponibles dès le mois de septembre. C’est une belle activité en famille de cueillir des pommes et pourquoi pas en profiter pour goûter le cidre de pomme. De plus en plus de producteurs en profitent pour élaborer du cidre de glace, un peu comme à la manière des producteurs d’Icewine.

Profitez d’une bonne tarte aux pommes en savourant un Gewurztraminer d’Alsace ou un Riesling vendanges tardives. Un vouvray effervescent de la Loire fera aussi bonne impression.

Une autre activité agréable à l’automne c’est le party d’huître. Si vous voulez faire changement du party de blé d’inde alors il n’y a rien de plus savoureux que de déguster des huîtres avec de bons vins blancs. Il y a une variété populaire dans la région de Caraquet soit la Caraquette qui est commercialisée notamment par la famille Dugas. Il y a d’ailleurs un festival d’huîtres dans la région de Maisonnette. Cette année l’événement se déroule du 9 au 11 octobre 2009. Cependant l’huître que je préfère avec du vin provient de la région de Néguac, soit celles de la Maison Beausoleil. Chaque huitre BeauSoleil est dotée d’une saveur douce avec une chair pleine et ferme, une belle huître grasse. Une huître qui s’harmonise avec du champagne, un bon riesling sec froid, un muscat et pourquoi pas un excellent chablis. Si vous avez de l’audace faites l’expérience du sucré-salé en buvant un vin liquoreux comme un Sainte-Croix-du-Mont avec des huîtres.

Voilà quelques suggestions pour agrémenter l’automne. Si vous avez des suggestions gourmandes, n’hésitez pas à me communiquez vos choix sur le groupe le Tire Bouchon sur Facebook ou via mon Twitter.