mercredi 27 juin 2007

Alcool N.-B. lance une nouvelle publication

Alcool NB Liquor est fière d'annoncer le lancement de la revue Occasions. Cette revue portant sur les boissons et la gastronomie avec un accent sur le Nouveau-Brunswick se trouvera dans les magasins d'ANBL de toute la province à compter d'aujourd'hui. Elle est disponible gratuitement.

« Nous sommes extrêmement fiers d'Occasions », a déclaré le président et chef de la direction, Dana Clendenning. « Cet outil de communication s'adressant aux clients représente une nouvelle occasion d'éduquer et de divertir nos clients en leur fournissant des renseignements intéressants et à jour sur les boissons et les bons mets .»

Dans le premier numéro Été 2007 vous trouverez un éditorial du lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, Herménégilde Chiasson, ainsi que des articles sur l'Hôtel Paulin de Caraquet (N.-B.) et Wolfhead Smokers de Letang (N.-B.). Les microbrasseries locales, Picaroons et Pump House, qui connaissent beaucoup de succès, font également l'objet d'un article. On y traite également de l'Australie comme pays producteur de vins, du débat entre les bouchons de liège et les bouchons à visser et des vins à saveurs de baies. Les recettes spéciales de l'été comprennent la cuisine du Nouveau-Brunswick de style cow-boy, les trempettes, les caesars et les boissons rafraîchissantes de l'été.


Lancée initialement en 2005 par Transcontinental Publications pour la Nova Scotia Liquor Commission, Occasions a connu beaucoup de succès avec 10 numéros publiés jusqu'à ce jour. À l'automne 2006, Transcontinental a approché ANBL avec le concept d'une revue Occasions pour le Nouveau-Brunswick.


« La publication d'une revue de consommation de si grande qualité au Nouveau-Brunswick à un faible coût pour ANBL était une occasion que nous étions prêts à explorer », a ajouté l'agente aux publications et programmes de responsabilité sociale d'ANBL, Linda Stafford,. « Les économies d'échelle, les ressources partagées et les sujets différents permettent à Occasions de montrer les couleurs distinctes du Nouveau-Brunswick. »


Chaque numéro d'Occasions comprendra des articles inspirés de restaurants, de mets et de boissons du Nouveau-Brunswick pour éveiller les sens en plus d'articles à saveur internationale. Des profils de produits, des conseils de réception et de recettes appétissantes inspireront autant les hôtes occasionnels que les grands amateurs de bonne chère. La rubrique Fierté du Nouveau-Brunswick mettra en vedette des fournisseurs de produits alimentaires locaux et des producteurs de boissons alcoolisées de la province.


La revue Occasions sera publiée sur une base saisonnière, soit quatre fois l'an.
Occasions sera lancée officiellement lors d'une réception spéciale aujourd'hui à Fredericton. La revue Occasions sera disponible dans tous les magasins ANBL jusqu'à épuisement des stocks. On peut trouver les numéros archivés d'Occasions au http://www.anbl.com/.
ANBL tient à rappeler à ses clients que la modération est toujours de bon goût.

jeudi 21 juin 2007

À la découverte de la Route des vins du Québec

Je vous avais parlé de la route des vins du Québec et particulièrement de l'article "Souvenirs d'une journée d'été à Dunham" et bien sachez que la région de Brome-Missisquoi vient de prendre l'initiative de faire connaître le terroir du Québec. Cette nouvelle véhiculée par le site Cyberpresse
dans un article de Martine Bouliane. Ce guide des vins de la région Brome-Missisquoi met en vedette 14 vignobles qui représentent environs une soixantaine de vins qui sont en vente le long de cette Route. Dans ce guide on y fait la description des vins en y incluant notamment les détails concernant les cépages et en y donnant les accords mets et vins qui sont possibles.

Cette belle région touristique situé à environ 45 minutes de Montréal mettra donc en évidence ce carnet des vins dans les vignobles qui jalonnent la Route des vins de la région pour la modique somme de 2 dollars.

On retrouve également dans ce petit guide de format poche un plan de la Route et une liste des Amis de la Route des vins, qui comprend des entreprises de restauration, de plein air et des galeries d'art qui se sont jointes au circuit.

mardi 19 juin 2007

Vins des 20 régions d'Italie : 3e partie

Je vais poursuivre aujourd’hui notre tour des vingt régions italiennes des vins.
Au programme de cette troisième chronique nous aborderons 4 autres régions soit la Lombardie, Marches, Molise et Ombrie.

Lombardie
La zone la plus productive se nomme Oltrepo Pavese, et elle est aussi la plus exploitée. La plupart de ses vins rouges et blancs se retrouvent en vrac dans les restaurants de Milan, Gènes et d’autres grandes villes. Oltrepo est la principale origine du raisin Pinot Noir en Italie. La grosse portion de la production est destinée aux embouteilleurs de spumante, piémontais ou autre.


Les vins les plus appréciés de cette région sont de Franciacorta. La DOC Terre di Franciacorta produit un vin rouge solide à base de Cabernet, Barbera et Nebbiolo. Il existe aussi une variété de vins blancs issus de Pinot Bianco et Chardonnay. La réputation de Franciacorta a été faite par l’excellent mousseux obtenu par prise de mousse en bouteille dans les grands domaines. Presque un tiers de ce type de mousseux est produit dans la zone de Brescia. Seulement quelques vignobles sélectionnés de la zone peuvent satisfaire la norme DOCG Franciacorta.

Milan est la capitale de la Lombardie comme elle est aussi reconnue comme capitale de la mode sur la scène mondiale. Les autres provinces sont Bergame, Brescia, Côme, Crémone, Lecco, Lodi, Mantoue, Pavie, Sondrio et Varese. C’est la quatrième plus grande région d’Italie par la superficie et la première par la population.

Les vignobles couvrent 26 300 ha dont 17 000 ha en DOCG / DOC. La Lombardie possède 3 vins DOCG, 15 vins DOC et une douzaine de dénomination IGT.
La production annuelle est de 1,4 millions d’hl, incluant 50% en DOCG/DOC dont plus de 60% est du vin rouge.


Marches
Le Verdicchio est le plus grand symbole des vins de cette région côtière de l’Adriatique. Son culte légendaire aux vins blancs ne fait pas ombrage au marché croissant des vins rouges.

Le cépage Lacrima est un cépage cultivé presque uniquementt dans la zone de Morro d’Alba qui donne un vin assez corsé, passablement fruité avec des aromes marqués de baies sauvages.

Malgré un effort soutenu sur l’exploitation des cépages locaux, des essais avec des cépages extérieurs comme le Cabernet Sauvignon, le Merlot, le Chardonnay et le Sauvignon ont été concluant sur ces collines tempérées des Marches.


Ancone est la capitale des Marches. Les autres provinces sont Ascoli Piceno, Macerata et Pesaro-Urbino. C’est la quinzième plus grande région d’Italie par la superficie et la treizième par la population. Les vignobles couvrent 24 900 ha dont 10 400 ha en DOC.
La production annuelle est de 1,7 millions d’hl, incluant 25% en DOC dont 70% de vin blanc. La région produit sur son territoire 2 vins de DOCG, 12 DOC et 1 IGT.



Molise
Les douces collines et le climat tempéré de l’Adriatique favorisent les vins de classe, mais les preuves se font timides dans cette région. Cette région oubliée, qui fut longtemps une prolongation des Abruzzes, a établi sa réputation vinicole officielle dans les
années 80 avec les appellations DOC de Biferno et de Pentrodi Isernia.

La catégorie IGT Osco ou Terre degli Osci fait référence aux
Oscans, un peuple préhistorique qui habitait le Molise autrefois. Il
existe aussi l’IGT Rotae.

Campobasso est la capitale du Molise. L’autre province est Isernia.
C’est l’avant dernière plus petite région d’Italie par la superficie et par la population.
Les vignobles couvrent 9 000 ha dont 300 ha en DOC. La production annuelle est de 0,3 millions d’hl, incluant 5% en DOC dont 75% de vin rouge. La région produit sur son territoire 3 DOC et 2 IGT.


Ombrie
L’Ombrie a longtemps été renommée pour ses vins blancs, plus particulièrement grâce à l’importance de l’Orvieto. Les collines du « cœur vert de l’Italie » ont une indéniable aptitude pour une multitude de cépages, blancs et rouges, locaux et extérieurs. Les deux DOCG de la région, le Montefalco Sagrantino et le Torgiano Rosso Riserva, sont d'ailleurs des vins rouges d’intérêt!

Bien que le Procanico, une variété locale du Trebbiano, et le Malvasia soient les cépages les plus répandus en Ombrie, les vignerons travaillent désormais des cépages internationaux comme le Chardonnay, le Sauvignon et les Pinots avec succès. Ils s’essayent également, avec le même succès, au Grechetto, un admirable cépage local. Les vins rouges de cette région sont désormais couverts par les DOC de Rosso Orvietano et Lago di Corbara.

Perugia est la capitale de l'Ombrie. L'autre province est Terni.
C’est la seizième plus grande région d’Italie par la superficie et la dix-septième par la population. Les vignobles couvrent 16 500 ha dont 6 400 ha en DOCG / DOC.
La production annuelle est de 1 million d’hl, incluant 23% en DOCG/DOC dont 60% de vin blanc. La région produit sur son territoire 2 vins de DOCG, 11 DOC et 6 IGT.


Bientôt, je vous parlerais des régions du Piémont, des Pouilles, de la Sardaigne et de la Sicile.

samedi 16 juin 2007

Un sondage sur vos habitudes l'été

Nous vous invitons à voter dès aujourd'hui sur la question de notre 6e sondage sur le blogue Le Tire Bouchon.

L’été dans la chaleur, vous optez pour un…
Un bon blanc
Un bon rosé bien frais
Un rouge léger ou moyen
Un gros rouge corsé
Une bonne bière
Aucune différence

Quant aux résultats de notre 5e semaine, voici donc le verdict:

Quel est le prix le plus élevé que vous ayez payé pour acheter un vin?

6.66%Moins de 30 dollars
33.33%De 30 à 50 dollars
16.66%De 50 à 75 dollars
16.66%De 75 à 100 dollars
20%De 100 à 200 dollars
3.33%De 200 à 500 dollars
3.33%Plus de 500 dollars

30 personnes ont répondu






jeudi 14 juin 2007

Pour voir la vie en rosé!

C’est un secret bien gardé, mais le caractère Maritimes de l’Acadie est propice aux mariages vins et crustacés. Par ces unions parfaite, il y a bien entendu un bon rosé froid (pas trop quand même) sur le bord de la piscine en été, mais aussi au printemps pour accompagner le bon homard de la Péninsule acadienne. Shédiac a beau revendiquer le titre de Capitale du homard, le cardinal des mers offre une chaire plus ferme et savoureuse lorsqu’il vît dans un fond de roches. Ce n'est pas moi qui le dit, mais les gens du nord de la province ont tendance à véhiculer cette croyance. Moi, je l’aime frais, un point c’est tout.


Chose certaine le vin rosé gagne en popularité et après avoir fait quelques recherches sur Internet, je me suis rendu compte que les médias s’intéressent également davantage à ce vin qui a longtemps eu mauvaise réputation. Que cela ne tienne, je me suis dit qu’il fallait bien que je fasse ma part en vous sensibilisant à la cause rose du vin pour vous communiquer quelques bonnes adresses. . La Provence est l’une des régions les plus prolifiques en matière de production de vins rosés. Cette région représente à elle seule environ 8% de la production mondiale de vin rosés.

Je vous invite à profiter de l’été et de la vie en rosé! Voici quelques bons liens pour découvrir le monde des rosés.

Méchant raisin : le Guide des vins rosés

Guide de la presse des rosés 2007

Oovin; Dossier sur les vins rosés

Vins rosés : du soufre sous certaines robes

La Provence a le vent en poupe!


mercredi 13 juin 2007

Les choix de la presse spécialisée

Il existe pour l'amateur de vins une multitude de ressources en ligne afin de s'informer dans le monde viticole. Parmi les magazines spécialisés les plus populaires, on retrouve le Wine spectator, le Decanter qui est britannique et le fameux Robert Parker qui est un avocat américain. Aujourd'hui, je vous partage les choix quotidiens, hebdomadaires ou mensuels des vins que ces publications mettent en valeur par le biais d'une rubrique propre à leur site Internet.


De plus aujourd'hui on annonce l'entrée dans le monde virtuel du chroniqueur et auteur Michel Phaneuf avec son site officiel. Cette nouvelle a été confirmée par Mathieu Turbide sur son blogue Méchant Raisin.

Sélection du Wine Spectator – Choix de l’éditeur du 13 juin


$15 à $30: CAVE DE RASTEAU Côtes du Rhône-Villages Rasteau Ortas Tradition 2005
Au-dessus de $30: BERINGER Chardonnay Napa Valley Sbragia Limited Release 2005
Sous $15: HOGUE Pinot Grigio Columbia Valley 2006

(Prix en devises us)

La sélection du 13 juin de Robert Parker

2004 Giacomo Grimaldi Nebbiolo d'Alba Valmaggiore
Nebbiolo Dry Red Table wine from Barolo, Piedmont, Italy – 27$

Le choix du mois du Magasine Decanter
Penny's Hill, Footprint Shiraz, McLaren Vale 2004

Although this wine is produced using 100% Shiraz grapes, there is definitely a lifted, slightly floral quality about it that could be mistaken for a dash of Viognier. Full, broad and deep, it is never too unctuous due to its cleansing acidity and perfectly ripe fruit. Keenly judged in every way.


Le choix de la semaine en rouge
Costieres de Nimes, Elegance, Chateau Beaubois 2004
Hailing from the eastern Languedoc, this blend of Syrah and Grenache has a warm, slightly baked nose with a hint of dried oranges. It displays a wonderful sense of place on the palate with dense, dark fruit accompanying an attractive peppery twist and a hint of liquorice. Drink up to 2011.

Le choix de la semaine en blanc
Soave, La Rocca, Pieropan 2005
Pieropan's La Rocca vineyard takes its name from the medieval fortress that overlooks the town of Soave. From this plot comes the Garganega fruit that forms this breathtaking wine. An explosion of tropical fruit (pomegranates, pineapples) with amazing richness and breadth. A wine worth splashing out for. Drink up to 2012.

Les vins de la semaine de Michel Phaneuf :

Podere Castorani, Majolica 2006, Montepulciano d'Abruzzo
08 juin 2007
(C-10754252): 13,75 $
Errazuriz, Cabernet sauvignon 2005, Max Reserva, Valle de Aconcagua
01 juin 2007
(C-335174) : 18,20$
Concha y Toro, Pinot noir 2006, Explorer, Valle de Casablanca
25 mai 2007
(S-853390): 15,15$
Kenwood, Cabernet sauvignon 2003, Yulupa, Sonoma County
18 mai 2007
(S-862953): 18,65$

dimanche 10 juin 2007

Primeur pour le N.-B. : Séminaire sur le Clos Jordanne


Samedi en après-midi pendant que les gens se doraient la couenne au soleil avec un beau 25 Celcius, une rareté depuis presque un mois, le Noyveau-Brunswick vivait un grand événement. En fait un groupe d’amateurs de bons vins, des maniaques je dirais et le mot est faible, ont eu la chance d’assister à un séminaire mettant en vedette les vins du fameux Clos Jordanne, la star montante du vin Made in Canada. Le sommelier Robert Noël était visiblement fier de partager ce moment avec plus d’une vingtaine de personnes venuent d’aussi loin que St-John au N.-B., Halifax en Nouvelle-Écosse, Moncton et Edmundston.

C’est donc vers 14 hrs que les papilles gustatives se sont délectées de ces vins. Le sommelier a ouvert le bal avec le Village réserve Chardonnay blanc de la cuvée 2004, la première disponible sur le marché. Pour 26.83, c’est probablement l’un des plus beaux chardonnay provenant de ce vaste pays dans la brochette de 20 à 30 dollars. Certains chroniqueurs du vin trouve ce vin un peu trop boisé. Pour ma part j’ai dégusté le vin frais presque froid et j’ai laissé évoluer le nectar dans mon verre plus de 20 minutes pour y découvrir une explosion de notes de beurre, de miel et avec une attaque velouté de vanille qui se métamorphose vers la poire. Un vin à découvrir!

Nous avons ensuite dégusté 4 produits de cette parcelle de bonheur en Ontario qui est le fruit d’une alliance entre le géant Canadien Vincor (Maintenant américanisé par l’achat de Constallation Wines) et la famille Boisset qui est implanté en Bourgogne.Le winemaker reconnu Thomas Bachelder a su donner un caractère franchement très bourguignon à ce vin du Canada.


Nous avons d’abord découvert le Pinot Noir Village reserve 2004 vendu à 26.83. La couleur rubis de chacun de ces beaux vins alignés dans nos verres nous cachaient de belles surprises. Le terroir des escarpements du Niagara nous a fait un cadeau avec ce vin qui est issu d’un mélange de raisins de quatre parcelles de la propriété. La cerise au nez se développe aussi en bouche avec des tannins fermes qui avec un degré d’alcool de 14,5% s’expriment en finesse dans ce pinot noir prêt à boire.


Nous avons ensuite expérimenté le Claystone terrace. Mon seul problème avec les vins du Clos Jordanne, c’est que toutes les étiquettes se ressemblent. Il faudra faire attention dans les celliers pour ne pas ouvrir un Jordanne que l’on voudrait conserver plus longuement. Le Claystone qui est produit sur une petite parcelle argileuse produit le plus aromatique des vins de ce domaine. Difficile de distinguer un vin de Bourgogne avec ce vin qui est dans la classe des grands pinot noir en Amérique. Le prix est autour de 35$.


Nous avons dégusté AUSSI les grosses pointures du Clos Jordanne, c’est-à-dire le vin provenant de la principale parcelle appelé Clos Jordanne. Un vin ayant une belle acidité et qui met en évidence une croquée de cerises en bouche. Au nez des épices, un brin minéral et des notes de cèdres et un peu herbacé. Un vin délicieux soit 37.85 mais un peu dispendieux.

Enfin la pièce de résistance était le Grand Clos 2004 provenant de la partie ouest du Clos Jordanne. Un style qui s’approche du Claystone, et qui malgré des tannins plus abondant dégage un velouté emballant qui est fort encourageant pour ceux qui voudront le boire maintenant mais encore plus si vous décidez de lui donner encore du temps. Un gros vin à 14,8 % d'alcool et à près de 65 dollars.

Le magasin d'Alcool NB de Caraquet a mis ces vins en vente quelques minutes seulement après le séminaire et la limite de deux bouteilles de chaque vin à été imposée afin que tous puissent avoir la chance de s’en procurer. Le Grand Clos a disparu en un temps record et les autres vins ne devraient pas demeurer bien longtemps sur les tablettes. Alcool NB aimerait bien en commander davantage mais il semble y avoir aussi une limite dans le carnet de commande qui n’est pas de leur contrôle!


Pour continuer la dégustation le sommelier d’Alcool Nb a aussi offert aux amateurs présents, des vins de différentes régions du monde. D’abord un Solaia 2002 d’Italie.

Ce vin était visiblement dans une classe à part même après les délectables vins du Clos Jordanne. Nous avons aussi eu droit à deux grands vins canadiens, soit le fameux Osoyoos Larose 2004 et l'Oculus 2003, le grand vin de Mission Hill. Le 2004 était débordant de poivrons verts au nez et en bouche disons qu’il barrait un peu les mâchoires…donnons-lui du temps! Quant à l’Oculus, c’est un vin au nez chocolat composé de 47% Merlot, 25% Cabernet Sauvingon, 20% Cabernet Franc et 8% Petit Verdot. Il va développer plus de complexité avec du temps lui aussi!


Enfin nous avons aussi goûté un vin de Nouvelle-Zélande de la région de Hawky’s Bay, le Sophia de Craggy Range qui se vend autour de 75$. Il y a beaucoup de merlot dans sa composition et la bouteille est d’une lourdeur incroyable. Notre sommelier comparait un peu ce produit avec les vins de St-Émilion. Nous avons également goûté le Domaine Serene 2003 de l’Orégon…UN PURE DÉLICE. Ce fût mon préféré dans le lot des vins n’étant pas issu du Niagara.


Dois-je vous dire que pour 30 dollars pour ce séminaire, je n’aurais pas manqué cela pour tout le soleil du monde, même après un mois de pluie et de froid!

samedi 9 juin 2007

Compétition de sommeliers et dégustateurs amateurs au Festivin 2007

Pour la première fois, vendredi dernier, j’ai participé à l’Auberge de La Baie de Caraquet à la compétition des sommeliers et dégustateurs amateurs dans le cadre du Festivin de Caraquet. Il y avait presqu’une dizaine de sommeliers et environs 6 personnes inscrites dans le volet des amateurs. D’abord si l’on désire attirer davantage de gens dans ce dernier volet, il faudra commencer par changer le nom de cette catégorie pour connaisseurs ou passionnés des vins! J’en ai d’ailleurs fait la suggestion au comité dirigé par Allain Lanteigne, un ami et aussi un sommelier qui a su communiquer de façon contagieuse sa passion du vin à bon nombres d’adeptes.

Pour en revenir à cette dégustation, je dois vous dire que ce fût toute une expérience, car il n’est pas possible de se laisser influencer par les étiquettes. Les passionnés du vin (les amateurs comme on dit) ont eu d’abord à répondre à un petit questionnaire de 20 questions. J’ai fait un 19/20 sur ce petit test écrit. Par la suite, nous sommes passé à table avec les sommeliers pour déguster les mêmes vins.


C’est Robert Noël qui a remporté la palme des pros et moi-même votre humble chroniqueur dans le volet des amateurs. L’ami Robert a obtenu le titre pour une 3e année en autant de participations. Pour ma part, il s’agissait d’une première et j’ai vraiment été impressionné par ce processus assez sérieux merci. D’abord notre présentateur Allain Lanteigne avait pris soin d’acheter des vins qui n’étaient pas présent au Nouveau-Brunswick pour ne pas avantager certaines personnes. C’est à la boutique Signature de la S.A.Q au Château Frontenac où il avait fait l’achat de ses bouteilles pour la compétition. Il nous a donné cette information qu’au moment de divulguer les gagnants.


La dégustation :

Nous avions 4 vins devant nous, et seulement 30 minutes pour élaborer sur l’aspect visuel, olfactif et gustatif et nous devions mentionner le cépage, le pays, la région et l’année de chacun des vins. Pour leur part, les participants au volet des sommeliers avaient aussi à faire les accords avec les mets.

Notre premier vin était en blanc, c’était d’ailleurs le seul blanc dans la première vague. Il s’agissait d’un sauvignon blanc Buisson Renard de la Loire à 76 $! Un vin français assez fin que plusieurs ont confondu avec du Riesling de la Moselle en Allemagne, j’avais au moins trouvé le pays en croyant qu’il s’agissait d’un alsacien et par surcroît j’ai eu l’année soit 2004.

Au second vin j’ai décelé qu’il s’agissait d’un pinot noir de l’année 2001. Ce Charmes Chambertain à 108 dollars du terroir bourguignon et particulièrement de la région Côtes de Nuits était intéressant. J’ai d’ailleurs décelé le cépage et l’année une fois de plus. Je me suis égaré sur le pays. Je croyais avoir affaire à un américain avec cette présence de fût de chêne au goût


Pour le troisième vin, j’ai eu de l’hésitation. J’aurais dû garder ma première impression. C’était un vin de Bordeaux, le Château La Dominique 2000 de St-Émillion à 104 dollars. J’ai cru que c’était un Australien , pour en conclure que c’était un vin de la Toscane à cause de sa puissance. J’avais l’année seulement, mais je marquais encore 1 point.

Pour le quatrième vin, j’étais complètement dans le champs. J’ai cru en un Californien. Je me suis alors dit que ça pouvait être un Caymus avec la puissance en bouche de ce nectar. C’était en fait un gros italien, Barolo 1999 Enzo Boglietti Fossati à 85 dollars. Meilleure chance la prochaine fois.

Nous avons dû ensuite passer à une 2e vague de vin pour deux participants seulement dans la catégorie des sommeliers. Un participant de Fredericton et un autre de la Nouvelle-Écosse étaient nez à nez après quatre vins. Pour le reste du groupe, nous pouvions aussi goûter les vins mais cela n’allaient pas être comptabilisé dans le résultat final.


Pour finir ce bris d’égalité au second rang des sommeliers, nous avons pu déguster hors compétition une Petite Syrah de Napa Valley 2003 Stags Leap à 59 dollars. Pas évident à trouver. Pour cloturer la dégustation, un René Renou Bonnezeaux Cuvée Zénith 2000 de France à 45 dollars la bouteille de 500 ml a été présenté à nos deux belligérants.


Pour finir sur une note plus relaxante, nous avons bu un Château Talbot 1995. Avouez que pour 30 dollars de frais d’inscription nous en avons eu pour notre argent. De plus
la bourse de 600 dollars était attribuée au premier dans la catégorie des sommeliers et 200 dollars pour le gagnant chez les amateurs. Je vais me souvenir longtemps de cette journée…

Le Festivin en met plein la bouche à Place de l’Acadie

Jeudi soir dernier le Festivin s’est déplacé à Place de l’Acadie à Caraquet. Pour l’occasion les convives ont eu droit à une description des plats et des vins de la soirée en compagnie du sommelier-conseil Claude Mercier. D’abord afin d’amorcer la portion protocolaire de la soirée, l’organisation du Festivin a procédée à l’intronisation de deux nouveaux membres dans l’Ordre bachique du Festivin soit Robert Noël le sommelier d’Alcool Nouveau-Brunswick originaire de Lamèque, et Monsieur Aldoria Cormier de Caraquet qui siège au conseil d’administration du Festivin depuis plus de 4 ans.

Pour se faire le palais d’entrée de jeu, les invités ont eu droit à un succulent Pinot Grigio d’Italie. Le Beato Bartolomeo 2006 était sublime pour le prix.

La soirée s’est déroulé harmonieusement dans une cacophonie de discussions autour des tables où le ton augmentait au fil des 5 services. Au total c’est plus de 8 différentes sortes de vins qui ont été présentées aux gens qui avaient déboursé plus de 70 dollars chacun pour assister à cette activité qui en était à sa 5e édition sous l’égide de la commandite des Services Financiers Acadie.

Voici la liste des mets préparés par la traiteure Claire Minville ainsi que les vins présentés par le sommelier Claude Mercier pour accompagner ces bouchées :

1er service
Canapé de homard et coulis à la mangue
Cigare de tartare de saumon fumé à la rouille
Endives à la pâtes de crevettes et fines herbes

Vin :
Bouchard Père et Fils Pouilly-Fuissé 2005 (32.25$)

2e service
Crostini de mascarpone au saumon fumé
Poulet citronné au parmesan
Crevettes à la noix de coco
Asperges garnies de crabe

Vins :
Pfaffenheim Pinot Blanc 2004 (17.21$)
Maison Louis Latour Pinot Noir 2005 (21.73)

3e service
Brie sur confit de piment rouge
Champignon au gruyère
Asperges bardées de pancetta

Vin :
Casa Girelli Canaletto Montepulciano d’Abrusso 2005 (13.63)

4e service
Saumon grillé farci au fromage et épinards

Vins :
Gabriel Liogier Côteaux du Tricastin La Ferette 2003 (12.46$)

Mommessin Chiroubles Les Muriers 2004 (23.13$)

5e service
Crème brûlée à l’Amaretto

Vin :
Concha Y Toro Private Reserve Late Harvest Sauvignon Blanc 2003


Dans ma prochaine chronique je vous ferais part de la compétition de dégustation des sommeliers et celle des amateurs à laquelle j’ai participé hier vendredi. J’aurais aussi des détails concernant la grande dégustation publique qui se tiendra ce soir à 19 heures au Carrefour de la Mer et qui va donc cloturer les activités de cette 11e édition du Festivin 2007!

jeudi 7 juin 2007

Une verticale Barolo et Brunello

Pour les amateurs de vins italiens, le séminaire présenté mercredi soir (6 juin) à l’Hôtel Paulin aura été à la hauteur de la réputation de ces grands vins. Animé par le sommelier d’Alcool Nouveau-Brunswick, cet événement de la 11e édition du Festivin valait chaque dollars des 45 dollars qu’il fallait débourser pour y participer. Plus d’une trentaine de personnes ont donc savouré ce moment historique au Nouveau-Brunswick. Même notre sommelier, qui est en poste depuis plus de 5 ans, n’avais jamais eu l’occasion de boire ces vins dans une même soirée, puisque plusieurs vins en étaient à leur première apparition dans la province.

Pour ajouter à ces plaisirs gustatifs, la chef Karen Mersereau de l'Hôtel Paulin avait préparée des plats pour soutenir ces vins et pour nous refaire le palais. Dans notre groupe de dégustation il y avait un lot d’intéressés dont plusieurs sommeliers notamment Claude Mercier de la région d’Edmundston, Paul Leblanc de la région de Shédiac, Alain Lanteigne de Caraquet et quelques sommeliers de la Nouvelle-Écosse et St-John au Nouveau-Brunswick.

Verticale de Brunello

1-Orcia Brunello di Montalcino #8016760000374
$93.25 (Riserva 1998)
Un nez très puissant avec des arômes de torréfaction. La maturité des tannins est beaucoup plus palpable que les 4 autres vins. La finale est perceptible pendant de longues secondes

2-Antinori Pian delle Vigne Brunello #8001935001621
$65.81 (2000)
Une robe plus violacée que le Orcia. Une belle acidité pour un rouge. Arôme de café et de chêne. Riche, opulent avec un bel équilibre pour un vin de ce jeune âge.

3-Fuligni Brunello di Montalcino #726452007786
$75.83 (2000)
Nez de casis, fraise et mures, le fût de chêne très présente, les tannins sont un peu trop carrés en bouche et concentrés. Il va certainement profiter dans le cellier.


4-Poggio Antico Brunello di Montalcino #8032697880056
$74.70 (2000)
Intense arôme de mures, cerises et de bois. Les tannins laisse entrevoir un raffinement en progression, mais n’a pas encore atteint son potentiel. Un peu terreux encore mais la méthode traditionnelle demeure meilleure pour le moment que celle de son grand frère Altero qui utilise le nouveau style à l’américaine.



5-Poggio Antico Brunello di Montalcino Altero #8032697880063
$74.70 (2000)
Cerises plein le nez et arôme vanillé, avec une longue finale en bouche. Néanmoins le corps du vin est encore trop marqué par des tannins abondant à cause de fût de chêne utilisé pour sa conception. Un goût de café noir un peu amer. Donnons-lui du temps!



Commentaire généraux de la dégustation de Brunello:
Les Brunello démontrent vraiment la puissance de ces vins qui font la réputation de la Toscane. On peux pratiquement dire que la Toscane est le Bordeaux de l’Italie. Sur ces 5 produits le premier Brunello soit le Riserva 98 était plus mature et semblait s’attirer la préférence de la majorité des gens dans la salle.

Pour ma part en comparant les différents millésimes de 2000 qui gagneront certainement en souplesse au niveau des tannins avec les années, je crois que le vin d’Antinori se rapproche davantage de mes goûts. Il est moins dispendieux mais demeure une valeur sure. Avec la nourriture, ceux qui ont le plus changé en bouche sont les numéros 3 et 5. À ce chapitre le Poggio Antico Altero (no 5) est devenu mon favori…ce qui est vraiment un bel exemple de la différence entre consommer son vin avec ou sans nourriture.

Mes préférences dans l’ordre sans la nourriture: 1-2-4-3-5

Les plats du chef Karen Mersereau

· Lièvre et caille vin rouge, aux herbes et à l’ail accompagné de pommes de terre sautées.

· Casserole à l’espagnole; jambon, queue de bœuf, saucisse de proc boudin et gourganes.

· Filet de bœuf bio avec poireaux grillés, échalotes et beurre d’olives

Mes préférences dans l’ordre avec la nourriture: 5-1-2-4-3

Verticale de Barolo :
Les Barolo sont plus secs en bouche que les Brunello. Fabriqué à base du cépage nebbiolo, ce vin du Piemont s’inscrit davantage dans un style qui se rapproche des grands vins bourguignons. Au pays du Nutella et des truffes blanches d’Alba, le Barolo est considéré comme le vin des rois, ce que les gens de Toscane revendique aussi pour le Brunello.


1-Batasiolo Barolo #632738100013
$39.93 (2002)
Un nez vraiment absent, un goût faiblard pour un vin digne de porter le nom de Barolo.
Ça manque de sérieux. Un vin à petit prix pour un Barolo, mais c’est tout de même dispendieux pour un vin produit en gros volume. Le millésime 2002 est aussi un indicateur, ce fût la pire année pour les Barolo en Italie depuis fort longtemps.


2-Bongiovanni Barolo #726452005805
$60.98 (1999)
Un vin offre davantage de maturité que les autres, mais il faut dire que le millésime y ait pour beaucoup. On y retrouve des arômes de champignons, beaucoup de fruits en bouche et très certainement encore plus d’équilibre avec la bouffe.


3-Bongiovanni Barolo Pernanno #726452006475
$70.07 (2000)
Un nez truffé avec des notes de violettes. Une attaque en bouche intense qui se développe plus soyeusement avec l’arrondissement des tannins. Certainement mon préféré du lot sans la nourriture. Une finale racée et raffinée. À conserver encore pour quelques années au cellier.


4-Einaudi Barolo #726452007694
$70.07 (2001)
Les deux derniers vins de la soirée, le régulier d’Einaudi et son riserva (Cannubi) offrent sensiblement les mêmes caractéritiques au nez avec le goudron et la violette. Néanmoins le régulier est plus velouté au niveau des tannins. Toutefois il faut avouer que pour 32 dollars de plus,, le riserva promet d’être tout un vin avec le temps.



5-Einaudi Barolo Cannubi #726452007670
$102.7 (2001)
Un grand vin, un beau vin encore un peu râpeux à cause de la forte présence des tannins. Le savoir-faire d’un des plus petit et plus vieux vignoble de Barolo d’Italie. Un délice avec la nourriture, mais un peu carré encore. Le Wine spectator donne un 91 pour le riserva autant que pour le régulier, mais je suis persuadé qu’il va marquer encore des points en vieillissant. À suivre…



Mes préférences dans l’ordre sans la nourriture: 3-4-5-2-1

Les plats du chef Karen Mersereau

· Pavée de polenta grillés avec champignons sauvages de Caraquet et copeaux d’asiago

· Langue de bœuf frite servie avec sauce tomate maison


· Brochettes d’agneau épicées à la méditerranéenne sur couscous aux noix de pin grillées


Mes préférences dans l’ordre avec la nourriture: 2-5-3-4-1




En terminant je dois dire que ce fût une belle soirée et selon les organisateurs, la demande de ce séminaire dépassait largement le nombre de places disponibles. Il aurait été possible de former un 2e groupe. Chapeau au partenariat entre Alcool NB, le Festivin et l'Hôtel Paulin.

Partie 2: Vins des 20 régions d'Italie

Je vais poursuivre aujourd’hui notre tour des vingt régions italiennes des vins.
Au programme de cette deuxième chronique nous abroderons 4 autres régions soit
Emilie Romagne, Frioul-Vénétie-Julienne, Latium et Ligurie.


Emilie Romagne:
En Emilie, le vin principal est le Lambrusco. Fabriqué à partir de raisins élevés dans de hautes treilles, le plus souvent dans les plaines au sud du Po. Les vins de Romagne sont surtout issus de Trebbiano, Sangiovese, et Albana, le cépage qui contribue à la première DOCG de blanc d’Italie.

En Romagne, les plaines du bassin du Po entre Ferrara et Ravenne sont reconnues pour les fruits, les légumes et des vignes productives. Les collines au sud d’Imola (site connu de la F1 pour le Grand Prix de San Marino), Faenza, Forli, Cesena et Rimini sont connues pour des vins issus du cépage local Albana, Sangiovese et Trebbiano qui portent tous le nom de Romagna.


Bologne est la capitale de l'Emilie Romagne. Les autres provinces sont Ferrara, Forli, Modène, Parme, Piacenza, Ravenne, Rimini et Reggio nell'Emilia. C’est la sixième plus grande région d’Italie par la superficie et la huitième par la population.

Les vignobles couvrent 62 300 ha dont 29 900 ha en DOCG / DOC. Le territoire produit un vin DOCG, 20 DOC et 10 IGT La production annuelle est de 6,8 millions d’hl, incluant 14% en DOCG/DOC dont 75% de vin rouge.


Frioul-Vénétie Julienne:
Situé au nord de l'Adriatique et en contact avec la Slovénie et l'Autriche, la région du Frioul - Vénétie Julienne est surtout consacrée pour les vins blancs italiens modernes.

Le style des vins blancs frioulans favorise la fraîcheur et le fruité, avec des aromes et des goûts qui expriment clairement les cépages d'origine.

Trieste est la capitale du Frioul Vénétie Julienne. Les autres provinces sont Gorizia, Pordenone et Udine. C'est la dix-septième plus grande des vingt régions d'Italie par la superficie et la quinzième par la population.

Les vignobles couvrent 18 600 ha dont 12 800 ha en DOC. Cette région possède 1 vin DOCG, 9 vins DOC et 3 IGT. La production annuelle est 1,2 millions d'hl, incluant 60% en DOC dont 60% est du vin blanc.

Latium:

La région de Rome est traditionnellement identifiée au vin blanc, des Frascati, Marino et autres blancs des Castelli Romani à l'Est.

Les collines du Latium, profitant d’un généreux ensoleillement et des sols volcaniques fertiles, semblent s’être adaptées à la production de vins blancs basés sur divers cépages de type Malvasia et Trebbiano.

Rome, capitale de l'Italie, est également la capitale du Latium. Les autres provinces sont Frosinone, Latina, Rieti et Viterbo.

C’est la neuvième plus grande région d’Italie par la superficie et la troisième par la population.
Les vignobles couvrent 38 700 ha dont 16 700 ha en DOC. Il existe 26 DOC et 4 IGT.
La production annuelle est de 3,5 millions d’hl, incluant 15% en DOCG/DOC dont 95% de vin blanc.

Ligurie:
Le terrain rude de la région rend l’élevage de la vigne très difficile. Les vignobles sont dispercées le long de la Riviera Italienne et offrent une production de vin très limitée.

La plupart des autres vins de Ligurie restent des curiosités. Les blancs et rouges locaux étant au mieux dans leur jeunesse.

Gènes est la capitale de la Ligurie. Les autres provinces sont Imperia, La Spezia et Savona.

C’est la dix-huitième plus grande région d’Italie par la superficie et la onzième par la population.

Les vignobles couvrent 5 500 ha dont 750 ha en DOC. Le territoire produit 9 DOC et 3 IGT. La production annuelle est de 0,2 millions d’hl, incluant 13% en DOC dont 80% de vin blanc.

mercredi 6 juin 2007

Italie: vingt régions pour les vins

Aujourd’hui j’amorce ma série d’articles qui seront consacrées aux 20 régions italiennes. C’est comme si l’Italie était prédestinée pour devenir un meneur à l’échelle mondiale dans le domaine du vin, en ayant 20 régions, ce qui fait 20 pour le vin! La plupart des gens connaissent les principales régions comme la Toscane qui est un peu le Bordeaux de l’Italie et le Piémont qui est pratiquement la bourgogne française. Il y a pourtant plus que ces deux régions et aujourd’hui nous allons débuter cette chronique en vous parlant des 4 premières régions en respectant un ordre alphabétique. Pour vous préparer ce petit ouvrage, j’ai dû me documenter un brin à travers différents ouvrage dont « Le nouveau guide des vins d’Italie de Jacques Orhon et d’un site Internet très bien documenté soit Vins d’Italie.com . J’ai aussi puissé dans d’autres sources comme Wikipédia


Les Abruzzes :
Les vignerons préfèrent le Montepulciano et le Trebbiano, ainsi que des cépages ayant un bon rendement pour les vins en vrac et de table

L'Aquila est la capitale administrative des Abruzzes. Les autres provinces sont Chieti, Pescara et Teramo.
C’est la treizième plus grande région d’Italie par la superficie et la quatorzième par la population (1,3 millions d’habitants).
Les vignobles des Abruzzes couvrent 33 500 ha dont 11 500 ha en DOC.
La production annuelle est de 4 millions d’hl, incluant 19% en DOC dont les deux tiers en vin rouge. Nous retrouvons quelques produits de cette région sur les tablettes d’Alcool Nouveau-Brunswick.



Le Basilicate :
Le Basilicate, aussi appellé Lucanie, est une région presque ignorée à cause de ses collines arides et de montagnes désolées qui peuvent être assez froides pour une région si méridionale. Cependant les hautes terres fraîches ont des avantages pour la viticulture, et les vins démontrent de belles propriétés.


Le Basilicate n'a qu'une DOC, Aglianico del Vulture. Il est l'un des meilleurs vins rouges d'Italie et commence à se tailler une bonne réputation. L'Aglianico est aussi utilisé pour des vins sous la seule appellation IGT du Basilicate (IGT Basilicata) en particulier à l'est dans la région de Matera, où on produit également des rouges à partir de Sangiovese et Montepulciano.

Les vins blancs qui présentent un intérêt sont les Moscato et Malvasia doux, les meilleurs d'entre eux provenant de la zone du Vulture et la vallée Bradano à l'est.

Potenza est la capitale du Basilicate, dont l’autre province est Matera.
C’est la quatorzième plus grande région d’Italie par la superficie et la dix-huitième par la population.
Les vignobles couvrent 16 000 ha dont 1 450 ha en DOC.
La production annuelle est de 0,5 millions d’hl, incluant 2% en DOC tout en vin rouge.


La Calabre :
La Calabre, est une région montagneuse marquée par des microclimats diversifiés entre les collines côtières ensoleillées le long des mers Tyrrhénienne et Ionienne et les froids des hauteurs des monts Sila et Aspromonte. Deux cépages d'origine grecque dominent (Gaglioppo en rouge, le Greco en blanc) bien que les types de vins.


Catanzaro est la capitale de la Calabre. Les autres provinces sont Cosenza, Crotone, Reggio di Calabria et Vibo Valentia. C’est la dixième plus grande région d’Italie par la superficie et par la population.


Les vignobles couvrent 31 600 ha dont 3 600 ha en DOC. La production annuelle est de 0,8 millions d’hl, incluant 4% en DOC dont 90% est du vin rouge.


La Campanie:
En Campanie, il semble que les gens avaient oublié la gloire passée de cette région et oublié les DOC. La Campanie vit aujourd’hui une nouvelle ère et la qualité de la production s'est remarquablement améliorée.


Le plus noble des cépages rouges est l'Aglianico, qui participe au Taurasi ainsi qu'au Falerno del Massico et bien d'autres. Le Taurasi a été surnommé le « Barolo du sud », du fait de son importance et de sa capacité de vieillissement.

Naples est la capitale de la Campanie.
Les autres provinces sont Avellino, Benevento, Caserta et Salerno.
C’est la douzième plus grande région d’Italie par la superficie et la deuxième par la population
Les vignobles couvrent 45 000 ha dont 3 500 ha en DOCG / DOC.
La production annuelle est de 2,1 millions d’hl, incluant 5% en DOCG/DOC dont un peu plus vin blanc que de vin rouge.



Autres liens sur la Campanie:


mardi 5 juin 2007

Vinexpo 2007 en quelques mots…

C’est dans quelques jours soit du 17 au 22 juin que va se dérouler l’un des plus important rendez-vous des professionnels de l’industrie du vin, soit Vinexpo 2007 ouvre les portes de 105 manifestations diverses qui se dérouleront sur le salon, au Parc des Expositions ou au Palais des Congrès de Bordeaux.

2 400 exposants de 45 pays seront présents à Vinexpo. Les principales régions productrices du monde seront représentées à travers des entreprises individuelles et les pavillons de quelques grands pays, comme l'Italie, l'Espagne, la France, les Etats-Unis.


Dans l’œil de la presse mondiale :
Près de 1 200 journalistes venant de toute la planète vin participent chaque année à Vinexpo! Qu'ils soient chroniqueurs vin dans la presse généraliste, rédacteurs en chef, ou journalistes pour des revues spécialisées, tous viennent découvrir de nouveaux produits, appréhender les nouvelles tendances, rencontrer les producteurs, échanger avec les acheteurs…

Un encan délectable :
Jeudi 21 juin, la célèbre maison de ventes aux enchères internationale Christie's proposera une très belle sélection de vins de Bordeaux, de Bourgogne ainsi qu'une collection particulière de vins de Champagne et de vins de la vallée du Rhône. Parmi les lots proposés, citons Pétrus 1982 et 1988, Château Cheval-Blanc 1985 et 1995, Château Mouton Rothschild 1982, Château d'Yquem, millésimes de 1893 à 1982, Domaine de la Romanée Conti 1976 et 1981, Vosne-Romanée Cros Parentoux 1990, Châteauneuf-du-Pape, Cuvée da Capo, Domaine du Pégaü 2000, Champagne Krug 1973, Dom Pérignon 1947 et des magnums de Louis Roederer Cristal Brut 1981.

Une étude sur le 20-25 ans
Vinexpo s'est mis en quête d'écouter les « 20-25 ans », d'analyser leurs valeurs, leurs comportements et leurs attentes. L'étude a été menée par le cabinet BVA sur cinq pays afin d'établir les dénominateurs communs et les différents qui émergent, que l'on ait 20-25 ans à Paris, à Londres, à Tokyo, à Bruxelles ou à New-York.

L'étude révèle l'image et la relation que les 20-25 ans ont avec le vin et met en avant les leviers et les freins à la consommation, leurs perceptions de l'offre, leurs attentes et leurs préconisations. Les défis sont donc importants pour la profession mais l'avenir est prometteur ; les jeunes s'intéressent au vin ! Ces conclusions, passionnantes et parfois surprenantes, sont à découvrir dans cette étude disponible par souscription sur www.vinexpo.com


Un événement culturel et touristique
Jeudi 21 juin sera le trait d'union entre la clôture de Vinexpo et le début de « Bordeaux fête le Fleuve », grande fête populaire. A 23h30, un feu d'artifice géant au cœur de Bordeaux saluera les professionnels du vin et débutera les festivités de Bordeaux Fête le Fleuve. A noter également une exposition des œuvres monumentales de Bernar Venet : douze sculptures, de plus de cinq tonnes chacune, seront exposées dans les principaux sites de l'espace public de Bordeaux. Un fil conducteur original pour découvrir la ville du XIXème siècle et les œuvres contemporaines de cet artiste mondialement reconnu.

Autres chiffres sur Vinexpo
Ensemble, les vins et les spiritueux représentaient un chiffre d’affaires (au stade du détail) de 277 milliards de dollars en 2005 qui devrait approcher 300 milliards de dollars en 2010 !

Pour la 14ème fois depuis 1981, Vinexpo sera, à Bordeaux, du 17 au 21 juin 2007.
La France occupera 61% de la surface d’exposition ; soit une progression de 2,63% des exposants étrangers. Ainsi, en 2007, on peut noter que la Slovaquie sera présente pour la première fois à Vinexpo aux côtés de maisons dont la réputation est internationale.

Vinexpo Asia-Pacific, le Salon International du Vin et des Spiritueux pour l'Asie-Pacifique, se tiendra de nouveau à Hong Kong les 27, 28 et 29 mai 2008.

Viva Italia, hommage au classement italien!

Plusieurs personnes parlent souvent de la France comme un modèle dans le monde du vin pour ses contrôles et son systême de classification des appelations contrôlées. Pourtant les italiens n’ont pas beaucoup à envier à ce niveau, avec un systême qui est propre à leur pays. Le classement italien comme le rapportait Jacques Orhon dans son exellent livre « Le nouveau guide des vins italiens » se répartit comme suit :

23% de la production italienne représente les vins de grande qualité soit les DOCG ou Denominazione di Origine Controllata e Garantica. Il y a 24 de ces appelations sur le territoire italien. Il y a aussi de ce lot les DOC, Denominazione di Origine Controllata qui seraient au nombre de 300.


Dans cette pyramide de la production, on retrouverait 27% de la production regroupé dans les IGT Indicatione Geografica Tipica qui seraient plus de 110 à l’heure actuelle. Ce sont des vins un peu à l’image des Vins de Pays français. Cette catégorie a été instauré au début des années 90. Elle aurait notamment permis à d’exellents vins de table de se réclamer d’une origine précise selon l’expert Orhon. Pour être nommé IGT un vin doit contenir au moins 85% de raisins de la zone spécifiée. Ils sont d’ailleurs contrôlés autant sur le plan quantité que qualité.

Enfin il y les vins de table ou Vino da tavola qui représente 50% de la production totale des vins italiens. Ce sont des vins habituellement de moindre qualité.



Il faut comprendre que l’Italie est divisée en 20 régions. J’aurais l’occasion de vous parler de ces régions dans quelques chroniques à venir. Étant donné que j’aurais l’occasion de participer à une soirée de dégustation de Barolo et de Brunello cette semaine dans le cadre du Festivin, j’ai décidé de vous parler de l’Italie.


Le 2 juin dernier, c’était d’ailleurs la Fête nationale de cet important pays producteur notamment du meilleur vin du monde en 2006 sélectionné dans le top 100 du Wine spectator soit le Brunello di Montalcino 2001, celui de la maison Casanova di Neri.


Il y a d’ailleurs 7 autres vins italiens dans ce prestigieux palmarès soit :
(# 9) Brancaia Toscana Il Blu 2004
(#12) Siro Pacenti Brunello di Montalcino 2001
(#23) Fanti Brunello di Montalcino 2001
(#27) Marchesi De' Frescobaldi Brunello di Montalcino Castelgiocondo 2001
(#32) Pio Cesare Barolo 2001
(#61) Fattoria Petrolo Toscana Torrione 2004
(#81) Avignonesi Vino Nobile de Montepulciano 2003

La plupart son des vins de la Toscane à l’exception du Barolo de Pio Cesare qui provient du Piémont.
Suivez mes prochaines chroniques pour vivre l’aventure du vin à l’italienne.

dimanche 3 juin 2007

Mon Fab Four d'Italie

En fin de semaine s’amorce le Festivin de Caraquet, plusieurs convives ayant assisté à l’événement de dégustation Prestige à l’Hotel Paulin ont été impressionné par la qualité des vins présentés par le sommelier d’Alcool Nb, Robert Noël.

Les gens ayant déboursé plus de 100 dollars pour s’offrir cette soirée haut de gamme ont certe fait une bonne affaire avec le lot de vins en dégustations, dont quatre qui se démarquent comme ce que je peux qualifié de Fab Four d’Italie. Trois de ces quatre vins sont ce que nous appelons des supers toscans.

Du nombre de ces vins de grandes renommées, il y avait l’un des vins que je préfère c'est-à-dire le Sassicaia. Le succès de ce vin a été préparé par un jeune italien étudiant à Pise, Mario Incisa de la Rochetta. Il rêvait de créer un vin qui serait aussi prestigieux que les grands vins de Bordeaux. Il a donc introduit des cépages bordelais pour parvenir à atteindre son rêve soit du Cabernet, ce qui était un peu à l’encontre des pratiques toscanes et piémontaises avec le Sangiovese et le Nebbiolo.

Sassicaia signifie "zone très caillouteuse" et c'est cette particularité qui définit la zone de l'appellation Bolgheri. Les premières années de production furent difficile, mais le temps a fait son oeuvre et on s’apperçu que ce vin possédait des qualités de vieillissement incomparables.

Mario Incisa a réussi a élever son vin au rang des plus grands au fils des année:

1972 "Meilleur Cabernet sauvignon" parmi 33 vins de 11 pays 1982 "Meilleur vin italien" 1982 "Vinarius" du vin de l'année 1985 "Plus grand Cabernet du monde"


Le millésime 2002 dégusté samedi à l’Hotel Paulin n’est pas le meilleur des dernières années mais il n’en demeure pas moins qu’il se distingue par la constance de sa qualité. Le Wine spectator lui offre une note de 87 comparativement à un 92 points pour le 2003, un 94 pour le 2001 et 93 points pour une bouteille de 2000.


Le 2002 est décrit de cette façon :

Cépages: Cabernet Sauvignon (85%) & Cabernet Franc (15%)
Affinage : 18 mois en barriques de chêne français.

D'une robe rubis profond avec des reflets violacés et rouges, le millésime 2002 exprime des arômes de fruits rouges bien mûrs, vanille, épices et légèrement poivrons rouges grillés. En bouche, il offre des tanins élégants avec une note de fraîcheur et une structure équilibrée qui sont toujours la grande force de cette superbe appellation

C'est un grand vin avec de l'élégance et de la finesse.
Potentiel de garde actuel: 15 à 20 ans


Le Solaia 2002 est aussi un vin de grande renommée. J’ai moi-même reçu une de ces bouteilles il y a deux ans, un millésime supérieur soit de l’année 2001, et que je conserve précieusement dans mon cellier pour célébrer mon 50e anniversaire…ouf ce n’est que dans dix ans! Ce vin haut de gamme aussi présenté à l’Hotel Paulin samedi est vraiment un délice. Il aura passé cependant plusieurs heures dans un décanteur avant de se révéler un peu en finesse.

Le 2002 offre un nez complexe avec des arômes de cerises noires, du corps à revendre et de la vigueur. Des tanins marqué d’un grand potentiel, très long et profond. Une finale une peu chaude et torréfiée. Le temps en fera certainement une grande bouteille dans 4 à 5 ans. Le Wine spectator lui donne un 87, mais à mon goût à moi, le Sassicaia du même millésime devance la signature d’Antinori.


Le 3e vin qui m’a épaté est très certainement le Brunello di Montalcino Poggio Antico 1999. Ce vin récolte 95 points dans le Wine spectator. En dégustation ce vin offre des arômes intenses de mûre, de cerise et de viande légèrement boisés. Bouche corsée, tanins ultra fins et finale longue et caressante. Un vin délicat, séduisant et raffiné. Toutefois comme la majorité des vins italiens, il s’exprimerait certainement mieux avec un bon repas qu’en dégustation seule.

Pour terminer mon Fab Four Italien,

Le Barolo Cannubi Luigi Einaudi 2001. Ce vin est issu d’un cépage populaire en Italie, soit le Nebbiolo. Ce cépage est représenté par trois variétés : michet, lampia et rosé. Il est rarement planté au-delà de 250 ou 300 mètres d'altitude sous peine de ne pas mûrir. Dans le cas de ce Barolo provenant de la région de Dogliani situé entre Turin et Gênes, soit au cœur du Piedmont.


En bouche, les tannins sont serrés et il offre une certaine acidité . Les vins peuvent être servis avec des plats relevés, venaisons, viandes rouges, plats truffés, etc. Doté d’une couleur rubis avec reflets grenat et d’un nez aux notes de liqueur de cerise et de chocolat, est soutenu par des nuances balsamiques. Ample, souple et assez veloutée, la bouche offre une structure tannique ferme, de bonne finesse. Les saveurs de cerise, d’épices, balsamique, ainsi que des nuances de truffe ressortent en fin de bouche.


Voilà pour ce fab four, j’aurais pû évidemment ajouter le Tignanello pour complèter ce tableau, mais il n’était pas en dégustation à l’Hotel Paulin. J’aurais le privilège de vous parler plus en détail de d’autres barolo et brunello jeudi prochain alors que j’aurais assisté à un séminaire qui se déroulera la veille à l’hotel Paulin. Bon Festivin à tous!