samedi 27 janvier 2007

Les suggestions de la semaine

Je débute cette semaine une nouvelle rubrique pour faciliter l'achat de vins par les consommateurs qui consultent mon blogue. Comme vous le savez, le sommelier d'Alcool Nouveau-Brunswick Robert Noël est publié à chaque semaine dans l'Acadie Nouvelle avec sa chronique "Le monde des vins". Dans sa chronique notre sommelier Acadien profite de l'occasion pour offrir ses Suggestions de la semaine. Alors à tout seigneur tout honneur, je vais retransmettre dans mon blogue les choix de votre sommelier d'Alcool N.-B. en vous invitant toutefois à acheter le journal afin de lire sa chronique. Je vais aussi commenter un peu les vins suggérés selon les expériences que j'en aurais moi-même fait.

Cette semaine Robert parle des étiquettes, contenants, vins bios et bouchons! La semaine prochaine il devrait nous parler des vins et leur vieillissement.

Voici donc les Suggestions de la semaine de Robert Noël:

-Bolla Valpolicella classico Le Poiane - Italie (no 8008960187610) à 21.06$
Je n'aime pas boire un vin italien seul, habituellement je me plaît à dire que l'Italie produit des vins de bouffe en rouge. Néanmoins la Poiane a un petit côté intéressant de velouté qui n'est pas désagréable sans accompagnement de nourriture. Un bon osso bucco n'est toutefois pas à dédaigner avec ce vin.

-MontGras Reserva Carnemère - Chili (no 7804407000129) à 13.78$
J'ai délaissé les vins du Chili depuis quelques années à l'exception de quelques vins comme le Montes, le Cono sur et quelques autres. Je n'ai pas goûté ce vin, mais je vais peut être me laisser tenter.

-Le Trapiche Oak cask Malbec - Argentine (no 7790240072808) à 11.46$
Je disais avoir délaissé les vins du Chili et il y a de bonnes raisons, je suis maintenant en quête de découvertes de ces vins argentins qui présentent de plus en plus de vins surprenants comme ce Malbec incroyable pour le prix! La présence du chêne lui confère des notes élégantes fumées et vanillées. Ses arômes de murs et de prunes sont aussi bien présentes au nez! C'est un vin puissant qui tire 13,5% d'alcool donc très bien avec vos BBQ , viandes rouges et fromages bleus! Un très beau produit de la région Mendoza.

Voilà pour cette semaine, je vous donne rendez-vous le 3 février prochain pour la prochaine rubrique!

vendredi 26 janvier 2007

Lurton rime avec production

Vous avez probablement vu passer sous vos yeux le nom Lurton lors d’une visite dans un magasin de la SAQ ou d’Alcool NB. En fait la famille Lurton est l’une des plus jeunes dynastie du vin ayant émergée du bordelais. Attention toutefois, car si vous essayez de démêler la généalogie des Lurton, vous pourriez avoir un peu plus de difficulté que d’y trouver un bon vin sur les tablettes. Il faut savoir que ces générations de vignerons de Bordeaux commencent avec André Lurton, qui est le père de Jacques et François Lurton.


Ce sont d’ailleurs Jacques et François qui sont devenu des « flying winemakers »! Les vins de ces deux bonhommes sont devenu symbole de vins à bon rapport qualité/prix sur plus de 3 continents. Après la France en Europe, l’aventure s’est transporté en Australie.

Les vins de François et Jacques ont aussi gagné la terre espagnole où ils ont aussi opéré un vignoble puis c’est en Amérique du sud qu’ils ont ensuite étendu leur expertise en exploitant des domaines en Argentine, au Chili et récemment en Uruguay.

François est aussi père de Lucien, André et Dominique et Simone la seule fille. On pourrait aussi continuer plus loin avec les enfants de Lucien qui gèrent également une dizaine de domaine bordelais à eux seuls. Les Lurton ont aussi quelques vins un peu plus haut de gamme soit le Château Cheval Blanc et le Brane-Cantenac.

Malgré des relations un peu froide, les frères Lucien et André ont collaboré dans un partenariat soit le Clos Fourtet qui a depuis été revendu. C’est Pierre le fils de Dominique qui opère maintenant la propriété.

Les plus cosmopolite de la famille demeurent Jacques et François qui explorent maintenant de plus le nouveau monde. Jacques a été longtemps le fabriquant de vin et François etait plus concentré sur l’aspect business . D’ailleurs en décembre dernier les deux hommes ont décidé de prendre chacun leur route de leur côté. François devient le seul actionnaire majoritaire de la société en reprenant les parts de son frère. Jacques, va semble t-il continuer d’apporter ses connaissances œnologiques, tout en aidant son père dans la gestion de ses domaines et en développant sa propriété d’Australie.

Chez nous au Nouveau-Brunswick, on retrouve une dizaine de produits des Lurton sur les tablettes dont quelques vins blancs dont le très bon Château Bonnet produit par André Lurton et qui se vend autour de 16.27$. En rouge les amateurs du Nouveau-Brunswick connaissent probalement le très bon Fitou la Cuvée des Ardoises qui est un savoureux mélange de Grenache, syrah et carignan. Par ailleurs je dois aussi mentionner que André Lurton est à l'origine d'un de mes vins préférés de la région de Pessac-Léognan, soit le Chateau de Cruzeau! Ce magnifique vin a déjà été disponible au Nouveau-Brunswick, mais on le retrouve quand même encore au Québec à la SAQ pour 23.45$.

mercredi 24 janvier 2007

Un énormosaure de vin est né...

La semaine dernières les médias et les blogueurs ont abondamment parlé de cette gigantesque bouteille de vin australien d’un assemblage de Shiraz de cinq vignobles.

Mesurant 6 pieds et 5 pouces, cette bouteille homologuée dans le livre Guiness a une capacité de 387 bouteilles de 750 ml!


C'est bien connu dans le classement des bouteilles on nomme un contenant de 1,5 litres un magnum. Lorsqu’il y a 3 litres de vin, on dit que c’est un double magnum où une Marie-Jeanne.

Lorsque le contenant de la bouteille atteint 5 litres, c’est le Jeroboam. Une bouteille équivalent à 8 bouteilles ou 6 litres de vin devient alors un mathusalem ou impériale.

Un 9 litres de vin est un salmanazar, un 12 litres (16 bouteilles) est un Baltazar , un nom inspiré des rois mages. Vient ensuite un nabuchodonosor (15 litres) et le melchior pour 18 litres de vin soit 24 bouteilles ordinaires.

Mais comment devrait-on appeler un contenant qui contient 387 bouteilles de vin? Un énormosaure, Giganteschior, une buverisor? Je vous laisse créer vos noms!

lundi 22 janvier 2007

Taguez-moi quelqu'un!

Je suis jaloux un peu de ces blogues qui reçoivent la tague des autres blogueurs. Il est vrai que mon carnet sur le vin est beaucoup plus modeste en popularité que ceux des Chartier et Turbide, mais si jamais un blogueur décide de me passer la tague je serais plus qu'honoré de passer à l'action et de publier 5 choses que vous ignorez probablement à mon sujet! En parcourant la chronique de François Chartier sur les 5 choses à son propos, celà m'a fait sourire.
Ces faits méconnues humanisent les blogues et apportent un certains degré de fraternité qui rendent le monde du vin un peu moins snob. J'attend la "tague"... mes 5 choses sont déjà préparées!

En passant mon bon ami le sommelier d'Alcool NB Robert Noël a abordé un sujet fort pertinent en fin de semaine dans sa chronique "Le monde des vins" dans le quotidien l'Acadie Nouvelle! L'ami Robert s'est penché sur la question du contenu versus le contenant. Robert parle du phénomène des nouveaux emballages pour le vin, notamment le Tetra Pak et les bouteilles en P.E.T. une matière plastique connue sous cet acronyme signifiant Polyethylene terephthalate.

Pour ceux et celles qui suivent ma chronique sur Acadie.Net intitulée "Quelques octets de vin" du 8 décembre dernier je parlais de cette nouvelle vague de vins qui tentent de percer le marché des supporteurs de la cause écologique. Évidemment tout n'est pas parfait dans ce concept de vin en contenant de carton puisque certains endroits ne recyclent pas ces formats d'emballage malgré leur vocation dite écologique.

D'ailleurs cette semaine en parcourant la blogosphère il y avait un article intéressant pointant vers le journal Telegraph UK qui soulevait une problématique qui pourrait donner un répit au bouchon de liège. Certains vins dotés d'une capsule à vis pourraient semble-t-il dégager des odeurs nauséabondes à la longue lors de l'ouverture. Évidemment on crois que ce désagrément pourrait toucher 2% des bouteilles, alors que l'effet de vins bouchonnés à cause de mauvais liège affecterait environs 7% des bouteilles.

Comme j'en ai discuté cette semaine avec certains amateurs de vins, je suis en faveur de la capsule à vis pour les vins de consommation et davantage pour les blancs. Néanmoins lorsque l'on parle d'un vin de garde, je favorise un peu plus les méthodes traditionnelles, car il y a un certains charme dans le rituel d'ouvrir une bonne bouteille dans le cellier.


Voilà pour aujourd'hui, le nord du Nouveau-Brunswick se relève d'une difficile semaine qui nous ont presque fait oublier le réchauffement de la planètes avec plus 60 centimètres de neige, des vents violents et des refroidissements éoliens de -38...il faisait bon de rester bien au chaud à boire quelques bons vins corsés!


vendredi 19 janvier 2007

Souvenirs de Moselle et de Riesling.

En 1994 j’ai effectué un mémorable voyage en Europe. Ce périple était un rêve de jeunesse, celui de découvrir le vieux continent. À l’époque j’étais un amateur de vin mais j’étais plutôt un consommateur de vins blancs et je n’avais pas encore le palais très développé pour les rouges. C’est pourquoi j’avais visité la France et l’Italie sans trop m’attarder aux vins. C’est en Allemagne que je me suis penché plus sérieusement sur le vin grâce à un passage mémorable dans la Vallée de la Moselle.

Ce terroir allemand n’a pas toujours bonne réputation, car on y produit des vins parfois sans beaucoup d’intérêt. En fait, il faut plutôt croire que la plupart des vins provenant de cette région et qui se retrouvent sur nos tablettes au Canada ne sont pas toujours les meilleurs en provenance de cette magnifique région. Sur place, j’ai eu droit à d’agréables découvertes. Étant donné mon affection pour les blancs, mon passage en Allemagne était tout indiqué.

Les vignobles en Allemagne s'étendent sur 100 000 hectares dont 87 % sont réservés aux raisins blancs. Avec dix millions d'hectolitres produits en 2003, l'Allemagne est le 8e producteur mondial de vin et le 4e de l'Union européenne.

J’ai donc visité la route des vins de la Moselle-Sarre-Ruwer qui s’étend de Coblence jusqu'à la frontière française sur 13 000 ha de vigne. Ce vignoble produit surtout des vins blancs secs dont le principal cépage est le riesling. J’ai eu droit à une expérience mémorable en visitant cette région pittoresque. J’ai particulièrement été émerveillé par l’histoire de la région et par la beauté du paysage. Ce fût spécialement le cas lors de mon arrivée à Cochem. La ville est située dans un site remarquable, caractérisé par un château qui couronne une butte plantée de vignes au bord de la Moselle. La photo sur mon blogue n'est pas celle du chateau en question. Il y a autant de chateaux en Allemagne qu'il pourrait y avoir d'igloo au Nunavut! Je croyais y voir un émule du Château de Walt Disney. Le Château Reichsburg a été probablement construit vers l'an 1000. C’est donc une région riche en histoire. En 1689, lors de la Guerre de la ligue d'Augsbourg, sous le règne de Louis XIV, le château fut détruit par les troupes françaises, comme plusieurs autres fortifications des vallées du Rhin et de la Moselle. Il appartient à la Ville de Cochem depuis 1978. J’ai aussi visité quelques lieux historiques comme le Pont de Remagen. Ce pont était, après le pont de chemin de fer de Wesel qui fut dynamité le 10 mars 1945, le dernier pont intact qui enjambait le Rhin durant la phase finale de la Seconde Guerre mondiale. Il a pu être conquis par les alliés le 7 mars 1945.

J’ai aussi passé à proximité de la Porta Nigra à Trèves qui est la plus vieille ville d’Allemagne. Elle fut fondée à l'époque romaine, en l'an 17 av. J.-C., sous le nom de colonia Augusta Treverorum, c'était le chef-lieu des Trévires.

Quant au vin, mon arrêt dans une petite propriété au pied d’un vignoble à flanc de Montagne aura été un délicieux souvenir. Vous trouverez d’ailleurs à chaque pas des villages viticoles pittoresques et des domaines aux noms évocateurs et parfois dans les méandres de ce fleuve qui fait plus de 545 kilomètres.

mercredi 17 janvier 2007

Inspiré par les noces de Cana

J'étais à la messe de dimanche dernier. Notre bon curé célébrait la liturgie puis il en a profité pour faire un lien avec la symbolique de ce premier miracle de Jésus décrit par l'Évangile selon Saint Jean. Ce qui est particulier dans cette histoire, c'est que Jésus à transformé l'équivalent de 600 litres d'eau en vin, ce qui représente 800 bouteilles...les messages sur la modération n'étaient pas encore très présent. On est donc en mesure d'affirmer qu'il s'agissait d'un méchant party! 800 bouteilles de bon vin, je me dit donc que mon party de 40e annivresaire a été bien raisonnable dans les circonstances! L'autre message qui me vient à l'esprit, c'est que la tradition du vin en une de plus de 2000 ans! Il se fait d'ailleurs du très bon vin dans cette région de la terre, notamment au Liban où il y a d'exellents vigobles. On entend hélas davantage parler des conflits au Proche Orient que de la viticulture.

Les saintes écritures relate ainsi ce premier miracle de Jésus lors des noces de Cana.
"Sur place, se trouvaient six jarres qui servaient à la purification des Juifs. Jésus dit aux serviteurs de remplir les jarres d'eau et de les porter au maître du repas. Ils lui en portèrent et il goûta l'eau devenue vin. Il dit alors au marié : Tout le monde offre d'abord le bon vin et, lorsque les convives sont gris, le moins bon ; mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à maintenant ! »
Ce qui explique aussi déjà une certaine connaissance des principes de la dégustation qui règnent encore aujourd'hui, alors qu'il est préférable de servir le meilleur vin en début de soirée et de terminer avec le moins bon.

L'histoire ne dit pas cependant si Jésus était aussi un spécialiste de l'harmonie des vins et des mets, car je n'ai pas trouvé beaucoup de détails sur le repas de ce banquet de noce. Je n'ai pas osé demander à notre curé quel est le vin qu'il utilise pour célébrer le rituel de l'eucharistie. J'imagine que seul lui, la sainte trinité et son conseiller d'Alcool N-B le savent!

mardi 16 janvier 2007

La restauration à l'écoute des amateurs de vin

J'ai eu la chance de passer d'exellentes soirées dans de bons restaurants du Nouveau-Brunswick ces dernières années. Évidemment j'ai tendance à surveiller les bonnes tables qui offrent une bonne carte de vin. Dans la Péninsule acadienne, l'Hotel Paulin de Caraquet avec son chef Karen Mersereau, les Jalbert de la Crêpes Bretonne à Paquetville et le très réputé restaurant japonnais Mitchan Sushi aussi de Caraquet font certe honneur à leur belle réputation. Ces restaurateurs offrent en effet des plats succulents, mais par dessus tout ils sont soucieux d'offrir une belle carte de vins. C'est pourquoi je vous encourage à les féliciter personnellement lorsque vous visiterez ces restaurateurs car ce n'est pas une pratique très courante chez plusieurs restaurateurs qui négligent cet aspect.


Il n'y a pas de mal à servir du Prince Noir, un Passetoutgrain ou un Mouton Cadet mais il faut aussi penser aux consommateurs de vin un peu plus versatiles. De plus je suis toujours étonné de voir à quel point Mitchan sushi offre des vins de grande qualité à seulement quelques dollars de plus que le prix régulier à la société des alcools. Je n'ai pas de honte à goûter à un Passetoutgrain à près de 30 dollars dans un restaurant, mais si j'ai le choix de m'offrir un Mondavi Pinot Noir à peu près au même prix...je ne vais pas hésiter dans mon choix.


Dans la région de Moncton il y a de très bons restaurants dont Le Bogart, Le Chateau à pape, le Windjammer, le Maverik, le St-James Gate et la Maison Tait à Shédiac sont aussi de bonnes adresses. Au Québec plusieurs restaurant offrent la présence de sommelier en restaurant et j'ai ainsi pu découvrir d'exellente caves dont le Restaurant Michelangelo et la Fenouillère qui sont doté d'une impressionnante carte de vins. Il y a d'autres bonnes adresses dans le Vieux-Québec dont le Saint-Amour, le Portofino et le Momento.


Lorsque vous ferez de bonnes découvertes, n'hésitez pas à m'en parler!

lundi 15 janvier 2007

De bons achats signés Robert

Depuis les deux dernières semaines, la chronique du sommelier Robert Noël dans le journal l'Acadie Nouvelle se concentre sur des suggestions de bons achats aux consommateurs de vins du Nouveau-Brunswick. Un peu comme je l'avais entammé avant les fêtes, le sommelier originaire de L'Île Lamèque a préparé un liste de vins à moins de 15 dollars, soit 15 rouges et 15 blancs! Vous trouverez cette liste dans l'édition de samedi le 6 janvier 2007 de l'Acadie Nouvelle. De cette liste vous reconnaitrez certains choix que j'avais aussi suggéré dans mon blogue avant les fêtes dont le Trapiche d'Argentine, le fameux vin de Chapoutier La Ciboise, le Ironstone Expression et le Beringer Pinot grigio.


Dans l'édition du journal du 13 janvier, l'ami Robert présente cette fois 15 vins blancs et 15 vins rouges dans une gamme de prix de 15 à 30 dollars. Encore là nous avons certaines similitudes dont les Sumac Ridge Meritage Canada 2004 à 19,99$ (CCNP 600240) et le Tokay - Pinot Gris (Pfaffenheim) 2005 à 22,74$ (CCNP 500074).

Je vous invite à conserver ce genre de chronique à portée de la main, car de cette façon lors de votre prochaine visite au magasin d'Alcool NB vous serez moins indécis dans vos choix et ainsi vous profiterez de vins offrant un exellent rapport qualité/prix.

Photo: Source Alcool NB

samedi 13 janvier 2007

Le club des 40 avec La Bernardine

Bonjour à tous, comme vous le voulait la rumeur dans mon cercle d'amis, j'ai effectivement eu accès au club sélect des 4-0! Je ne parle pas d'un club de bridge, ni une association de maniaques du Sudoku! J'ai eu 40 ans et je suis certe chanceux de pouvoir fêter cela dans ce réchauffement planétaire qui permet aux habitants de la bonne vieille terre de se poser plein de questions. Pour ma part j'évite de trop me laisser abattre par les scénarios sombres. Je suis priviligié par le fait d'avoir de bons amis qui ont pensé à moi vendredi soir dans le cadre d'un surprise party qui m'a donné l'occasion de partager du bon vin, mais aussi de recevoir une belle bouteille que je pourrais apprécier dans le cadre de mon 50e.

J'ai reçu un Chateauneuf-du- pape La Bernardine de Chapoutier du millésime 2004. L'année 2004 a semble-t-il été considérée comme normale en terme de température avec un nombre de fortes chaleurs inférieur à 2003. Néanmoins les vignes ont données un rendement inférieur ayant ainsi contribué en grande partie à l'exellente de ce millésime dans ce terroir français. Ce vin qui se vend autour de la quarantaine de dollars (belle coincidence de mes 40 ans) est disponible au Nouveau-Brunswick dans quelques succursales d'Alcool NB dont Caraquet, Edmundston, Dieppe et Fredericton. Il reste à peine 70 bouteilles dans la province de ce produit de cette réputée Maison Michel Chapoutier. Autre élément à ne pas négliger, c'est un vin qui recueil la note 91 dans le Wine Spectator pour le 2004. Merci à mes amis pour une telle surprise et surtout pour leur indéfectible amitié!



mercredi 10 janvier 2007

Vive le froid et le vin de glace!

Le vin de glace est sauvé! On apprend dans les médias un peu partout ce matin que la récolte des raisins gelés à débutée. Les derniers producteurs de l’Ontario et ceux du Québec, en particulier les producteur de la Montérégie et de l’Estrie, se sont mis à l’œuvre dans les dernières heures avec des température favorables pour récolter les raisins.

Habituellement les raisins qui servent à la production de vin de glace doivent être récoltés la nuit, lorsque les températures sont inférieures à - 10 degrés Celsius pendant au moins trois jours consécutifs

Hier le site Cyberpresse en faisait état dans sa chronique diffusée dans la section actuel. On citait le cas du vignoble de l’Orpailleur qui allait se mettre à l’œuvre ce matin . Le blogueur Mathieu Turbide en fait aussi mention dans son blogue.

Pour ceux qui aimerait se payer la traite au Icewine, sachez qu’il existe un événement appelé le
Niagara Icewine Festival qui se déroule du 19 au 28 janvier prochain. Pendant une dizaine de jour cette région permet à une trentaine de producteurs de promouvoir le Icewine à travers différentes activités auprès du grand public. Une centaine de vins médaillé font aussi l’object d’une dégustation à 150 dollars le couvert qui se veut le clou de cette 12 e édition du festival. Lorsque l’on sait qu’une demie-bouteille de Icewine se vend en moyenne autour de 50 dollars, c’est donc une opportunité rêvée pour profiter des plaisirs de la glace!

lundi 8 janvier 2007

Se doter de son premier cellier!

Depuis janvier 2005 je suis propriétaire d'un cellier. J'avais débuté comme plusieurs en aménageant un petit coin dans le sous-sol directement sur le ciment afin de garder une provision d'une vingtaine de bouteilles. Aujourd'hui je me retrouve avec un cellier qui pourrait facilement contenir entre 450 et 500 bouteilles, mais je préfère me limiter à un inventaire se situant entre 150 et 200 bouteilles. Évidemment un bon indicateur pour démarrer un cellier est de trouver sa consommation annuelle de bouteilles et de multiplier par 2.5 pour élaborer la capacité totale de sa collection dans le cellier. Pour ma part je passe environs 200 bouteilles par année, ce qui donne un cellier d'environs 500 bouteilles donc mon cellier me convient parfaitement. Il est aussi primordial de déterminer ce que l'on entend conserver dans son cellier. Je dois vous préciser qu'il se vend de très bon cellier réfrigéré avec deux niveaux de température. Assurez-vous qu'il y a aussi un contrôle d'humidité lorsque vous investissez dans ce genre d'espace de rangement qui peut varier entre 1300 et 10000 dollars selon le nombre de bouteilles qu'il pourra accueillir mais surtout la qualité de finition esthétique. Pour ma part j'ai péréféré aménager une pièce en entier en m'assurant d'avoir une bonne isolation pour garder une température stable à l'année. Ma cave a une niveau de temperature qui varie de 13 à 18 degrés durant l'année et les changements n'y sont pas brusques. Pour ma part je conserve 60% de mes bouteilles pour la consommation courante et environs 40% pour la conservation.

Pour bâtir une collection de départ cela représente un investissement substanciel. Il sera certe difficile de dépasser le cap des 100 bouteilles en cellier la première année. Dites-vous que ce n'est pas une compétition et qu'il est sage de faire des achats informés et ainsi ne pas risquer de perdre du vin à cause d'une mauvaise gestion de votre inventaire. Un bon logiciel de gestion de cave sera nécessaire pour tenir une liste à jour des vins qui devront être consommé dans l'année. Pour ma part j'ai trouvé un logiciel gratuit sur Internet soit le Cavomatic! Il est certe aussi efficace que les logiciels achetés entre 50 et 100 dollars. Pour bâtir votre collection il est bien de tenir compte de vos habitudes de consommation. Certains n'aiment pas beaucoup les blancs, donc le ratio blanncs versus rouges devrait aussi varier. Pour ma part j'aime beaucoup les fruits de mer et je possède donc un ratio qui tourne de 50% rouge et 30% de blancs. La balance est consacré à des vins rosés, champagnes, portos et autres vins.

En consultant le site de l'Opimian wine society, j'ai découvert une liste de départ pour constituer une cellier d'une quarantaine de bouteilles. Si vous ne savez pas quoi acheter, je vous suggère de consulter cette liste sur le site officiel de ce groupe d'achat de vins primeurs. Voilà pour cette petite chronique d'aujourd'hui qui je l'espère pourra vous donner le goût de devenir vous aussi propriétaire de votre propre cellier. Si vous êtes en appartement, il est peut être préférable d'acheter un unité réfrigéré, mais si vous avez de l'espace dans votre maison, alors profitez-en.
Je conseille à ceux qui ont l'intention de se bâtir une maison, de garder un petit coin de la cave pour un projet futur de cellier. C'est ce que j'ai fait et 10 ans après avoir construit ma maison, j'en ai fait un projet amusant avec mon épouse. Aujourd'hui, nous sommes très fier de pouvoir partager ce hobby et agrémenter nos petits soupers entre amis autour d'une bonne bouteille!

dimanche 7 janvier 2007

Attention les Bordeaux 2005 = $$$$

Le courrier viticole de la SAQ aborde dans son plus récent numéro le millésime culte de Bordeaux, c’est-à-dire le 2005! Comme ce fût le cas en 2000, les prix de ce genre de millésime d’exeption avaient haussé de façon marquée. D'ailleurs la presse spécialisée n'a pas cessée d'avertir les consommateurs qu'ils devront ouvrir leur porte-feuille pour acheter les grands crus et les vins de bonnes réputations du terroir bordelais.

Les Bordeaux 2005 se vendent à prix d’or dans certains cas, seulement pour s'assurer d'avoir sa bouteille en 2007. Il y aura probablement d’aussi bonnes aubaines avec le millésime 2006, mais la manne va surement profiter aux producteurs bordelais pour 2005. Quant au consommateur, il devra être prudent dans ses choix malgré l’attrait de ces vins dit d’exception. Un peu le même phénomène s’était produit pour les Bordeaux 2000 alors que les 2001 étaient tout aussi bons. En consultant Le courrier viticole de la SAQ j'ai constaté qu'on y offrait par le biais de ce catalogue spécialisé de vente par correspondance ces vins primeurs en 2006 sur la base des premiers arrivées, premiers servis!

Les grands cru de Saint-Émilion, de Margaux , de Pomerol et de Pauillac feront certe le délice des plus fortunés. Par exemple pour s’offrir un Château Latour ou un Château Margaux 2005, il faudra débourser près de 1000 dollars pour chaque bouteille ! Un Château Mouton Rothschild trouvera preneur pour près de 900 dollars.

Il y a quand même quelques bonnes bouteilles sous les 100 dollars. Le très bon Moulis Château Loudennes à 25 dollars vaut sont pesant d’or à titre de cru bourgeois. Un autre beau cru bourgeois de la région de Saint-Estèphe est le délicieux Château Les Ormes de Pez pour 45 dollars. Le Château de Camensac qui est un Haut-Médoc Grand Cru classé est disponible pour moins de 35 dollars. Un beau Château Batailley de Pauillac se vendra autour de 46 dollars, tandis qu’un Saint Julien comme le Château Gruaud-Larose sera accessible pour 85 dollars. Moi-même ne daidaignant pas les vins de Pessac-Léognan, je serais surement ravis de mettre la main sur un vin blanc de la trempe du Château la Tour Martillac 2005 pour 45 dollars. Puis pour les amoureux du terroir de Margaux, un prestigieux Château Malescot St-Exupéry pour près de 95 dollars saura plaire aux palais les plus exigeants. Pour l’amateur de Pomerol, le château Gazin se révèle un exellent choix pour environs 80 dollars. Avec tous ces grands noms à une telle qualité…difficile de ne pas se laisser tenter par quelques bouteilles.

samedi 6 janvier 2007

Panique au pays du Vin de glace?

Le réchauffement de la planète est-il en train de menacer les producteurs de vins canadiens qui ont l’habitude de produire du vin de glace? Il semble que les producteurs de l’Ontario et du Québec commencent à trouver qu’il est difficile cette année d’avoir les conditions propices afin de produire le précieux liquide qui se vend à prix d’or. Avec des températures de +15 dans les régions au sud de Montréal, les producteurs sont un peu en panique de voir que le mois de janvier présente des températures aussi inhabituelles. Dans la région de Hemmingford et de Dunham, les producteurs attendent avec impatience que le mercure baisse à environs -8 à -12 degrés afin de cueillir le raisin gelé qui devient alors plus concentré en sucre et saveurs. Il faut du froid pour le pressurer.

Même en Nouvelle-Écosse, les producteurs sont un peu nerveux face à cet hiver qui a des allures de printemps. Particulièrement ceux qui font aussi du cidre de glace. Même son de cloche en Ontario, qui est le principal producteur de Icewine au pays avec la réputé maison Inniskillin. Au Québec, le vignoble de l’Orpailleur consacre environs 5% de sa production au vin de glace. Ils ont amorcé la production en 1997 et ils espèrent porter ce pourcentage à environs 30% d’ici 2011.

Alors que bons nombres de golfeurs profitent du redoux de janvier pour golfer, les producteurs de vin de glace se croisent les doigts pour avoir du froid! Patience, le Canada a souvent de grands écarts de climat et l’hiver peu se manifester assez rapidement.

vendredi 5 janvier 2007

A good year et une année heureuse

L’année 2007 est déjà bien amorcée, vous aurez surement constaté un petit relâchement durant les premiers jours de l’année, c’est simplement que j’en ai profité pour prendre de l’air et relaxer un peu. Cela ne m’a toutefois pas empêché de célébrer la nouvelle année avec modération avec un peu de champagne en bonne compagnie.

J’ai aussi profité de cette période des fêtes pour voir de bons films. Malheureusement, je n’ai pas encore eu la chance de voir le film A good year mettant en vedette Russell Crowe qui incarne un expert en finance ayant perdu son travail à Londres mais qui hérite d’un vignoble en Provence ayant appartenu à son oncle. Je trouve le titre de ce film significatif car une bonne année en vin est toujours agréable à découvrir. L’année 2007 réservera sans doute de belles surprises surtout à cause des récoltes de 2005 et 2006 qui se retrouveront sur les tablettes dans plusieurs cas dont certains Bordeaux.

Le film A good year n’a pas obtenu de très bonnes critiques, mais parfois j’aime bien me faire ma propre opinion et je serais certe du nombre des cinéphiles qui attendront le 27 février prochain pour la sortie du film en DVD. Entre-temps je tiens à souhaiter une bonne et heureuse année 2007 en espérant que celle-ci soit pour tous les amateurs de vin une bonne année!